
Jullian Hoareau

Accédez en -24h à un avocat d'affaires sélectionné parmi les meilleurs, à des honoraires maîtrisés.
1. Fiscalité verte : définition et principe pollueur-payeur
2. Taxes environnementales applicables aux entreprises françaises
3. TGAP : activités concernées et redevables
4. Énergie, transport et véhicules : les taxes indirectes
5. Crédits d'impôt et dispositifs incitatifs mobilisables
6. Cartographier ses obligations et sécuriser ses déclarations
La fiscalité verte, aussi appelée fiscalité environnementale ou écologique, regroupe les prélèvements assis sur des produits ou des activités nuisibles à l'environnement. Elle repose sur le principe pollueur-payeur : renchérir un comportement dommageable pour en réduire l'usage.
Une taxe verte entre dans ce périmètre par son assiette, c'est-à-dire la base sur laquelle elle est calculée, et non par l'usage de son produit : elle peut alimenter le budget général sans financer d'action environnementale. Cette lecture écarte une confusion fréquente avec la finance verte, qui désigne des financements privés orientés vers des projets à faible impact, et non un prélèvement obligatoire. Pour un dirigeant, l'exposition dépend donc des consommations et des rejets de son activité, pas de son secteur déclaré.
Relier vos consommations réelles à vos assiettes fiscales conditionne l'exactitude de vos déclarations.
Fiscalité des entreprises : voir la page dédiée
La France compte environ 40 taxes environnementales, pour 50 milliards d'euros de recettes en 2023. Les entreprises en financent 44 %, les ménages et les non-résidents 56 %.
| Assiette taxée | Fait générateur | Activités le plus souvent exposées |
|---|---|---|
| Énergies fossiles | Consommation de pétrole, de gaz naturel, de charbon | Industrie, transport, logistique |
| Émissions polluantes | Rejet de substances dans l'atmosphère | Installations industrielles désignées |
| Atteintes à la biodiversité | Usages dommageables aux milieux naturels | Construction, aménagement |
| Ressources naturelles | Prélèvement et consommation de ressources | Extraction, production |
Le poids d'ensemble reste contenu : la fiscalité environnementale peine à dépasser 2,5 % du PIB et suit une tendance baissière depuis 2018. Cette moyenne masque toutefois des écarts marqués entre entreprises, car un seul site peut concentrer la charge d'un groupe entier.
La taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) a été créée par la loi de finances du 30 décembre 1998 et est entrée en vigueur le 1er janvier 2000. Impôt national, elle est recouvrée et contrôlée par la DGFiP. Elle vise les entreprises qui exercent une activité polluante ou qui utilisent des produits polluants.
Sa composante « émissions polluantes » a pour fait générateur, c'est-à-dire l'événement qui rend la taxe exigible, l'émission de substances polluantes dans l'atmosphère par les installations désignées, situées en métropole ou en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à La Réunion et à Mayotte.
La composante « déchets » évolue. La loi de finances pour 2026 (article 81) la transfère du code des douanes vers le code des impositions sur les biens et services à compter du 1er mars 2026, avec une hausse de certains tarifs d'enfouissement et d'incinération sur la période 2026-2030.
Le transfert de la TGAP déchets vers le code des impositions sur les biens et services modifie la base déclarative des redevables.
Consulter la page Fiscalité des entreprises
Les taxes sur l'énergie constituent la première catégorie de la fiscalité environnementale : 37,1 milliards d'euros en 2023, soit 74 % des recettes. Elles n'appellent aucune déclaration de la part de la plupart des entreprises, car elles sont incorporées au prix des carburants, de l'électricité et du gaz, puis répercutées par le fournisseur.
La charge est donc réelle mais peu visible : elle apparaît en charges d'exploitation, non en impôts et taxes. Le transport, la logistique et l'industrie la supportent proportionnellement à leur consommation. Or certains régimes ouvrent un remboursement partiel selon l'usage professionnel du carburant, sous conditions et dans des délais précis. Un remboursement non demandé reste perdu, alors qu'une taxe déclarative oubliée expose à un rappel.
Le volet incitatif reste le moins exploité par les dirigeants sans direction fiscale interne. Il fonctionne sur demande, jamais automatiquement.
| Levier | Ce qu'il soutient | Où vérifier son éligibilité |
|---|---|---|
| Crédit ou réduction d'impôt | Investissements de décarbonation | impots.gouv.fr et doctrine fiscale publiée |
| Amortissement favorable | Équipements et véhicules moins émetteurs | Documentation applicable à l'exercice |
| Remboursement de taxe sur l'énergie | Carburant à usage professionnel | Service des impôts compétent |
| Aides publiques | Diagnostic, rénovation, mobilité | Opérateurs publics et collectivités |
Les écueils sont récurrents. D'une part, la conditionnalité technique : l'équipement doit répondre à des caractéristiques précises, attestées par le fournisseur. D'autre part, l'antériorité de la demande, car un dossier déposé après l'engagement des dépenses est souvent rejeté. Enfin, le cumul entre une aide et un avantage fiscal est parfois plafonné.
Une demande mal séquencée fait perdre l'avantage fiscal sans régularisation possible ensuite.
Fiscalité des entreprises : accéder à la page
La méthode se déroule dans cet ordre :
Cette cartographie se construit avec l'expert-comptable, qui détient les flux comptables, et se fait arbitrer sur les points de qualification incertains.
Elle regroupe les prélèvements assis sur des produits ou des activités nuisibles à l'environnement, selon le principe pollueur-payeur. Environ 40 taxes composent ce périmètre en France.
Celles qui exercent une activité polluante ou qui utilisent des produits polluants. La composante émissions vise les installations désignées situées en métropole, en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à La Réunion et à Mayotte.
Les entreprises financent 44 % des 50 milliards d'euros collectés en 2023, contre 56 % pour les ménages et les non-résidents.
Les taxes sur l'énergie, soit 74 % des recettes en 2023, sont incluses dans le prix payé au fournisseur. Elles figurent en charges d'exploitation, non en impôts et taxes.
La composante déchets de la TGAP passe du code des douanes au code des impositions sur les biens et services, avec une hausse de certains tarifs d'enfouissement et d'incinération sur 2026-2030.
TCA - Taxe générale sur les activités polluantes - Émissions polluantes - BOFiP-Impôts
Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) - impots.gouv.fr
SWIM LEGAL est une alternative au cabinet d'avocats traditionnel pour les besoins juridiques des entreprises. Incubé par le Barreau de Paris, SWIM a reçu le Prix de l'Innovation pour sa solution permettant à toute entreprise, quelle que soit sa taille ou sa localisation, d'accéder rapidement via la plateforme à des avocats d'affaires expérimentés. Les entreprises peuvent déposer leur besoin — qu'il s'agisse d'un dossier, d'une consultation ou d'un renfort temporaire — de manière confidentielle et recevoir des propositions d'avocats pour répondre rapidement à leur demande.
Avocat au Barreau de Paris (Toque L086), fondateur de SWIM LEGAL





