
Accédez en -24h à un avocat d'affaires sélectionné parmi les meilleurs, à des honoraires maîtrisés.
Cadre juridique de l'activité d'achat-revente
Plafond de chiffre d'affaires : 203 100 euros en 2026
Régime fiscal BIC et abattement de 71 pourcent
Seuils TVA : franchise à 85 000 euros
Obligations comptables et déclaratives
Bonnes pratiques pour rester dans les plafonds
Sortir du régime micro : conséquences et alternatives
L'achat-revente en auto-entrepreneur consiste à acheter des biens pour les revendre en l'état, sans transformation. Cette activité est classée comme commerciale au sens de l'article L. 110-1 du Code de commerce. Elle impose une immatriculation au Registre national des entreprises (RNE), tenu par l'INPI depuis le 1er janvier 2023.
Concrètement, cette catégorie couvre la revente de vêtements, d'équipements électroniques, de pièces automobiles, de mobilier ou de tout autre bien physique acheté auprès de fournisseurs ou de particuliers. En revanche, la fabrication artisanale suivie de vente relève d'une autre catégorie (activité artisanale), avec des plafonds différents.
Le statut de micro-entrepreneur — souvent appelé auto-entrepreneur — permet d'exercer cette activité avec un cadre administratif simplifié. Toutefois, ce cadre impose des plafonds de chiffre d'affaires, des seuils de TVA et des obligations déclaratives précises. Leur méconnaissance expose à un redressement fiscal ou à une sortie involontaire du régime.
Pour exercer l'achat-revente sous ce statut, 3 conditions doivent être réunies :
Le plafond de chiffre d'affaires applicable aux activités d'achat-revente est fixé à 188 700 € pour 2025. La loi de finances pour 2025 a prévu un relèvement à 203 100 € à compter du 1er janvier 2026.
Ce seuil s'apprécie sur le chiffre d'affaires brut encaissé, et non sur la marge réalisée. Autrement dit, un auto-entrepreneur qui achète un lot de marchandises à 50 000 € et le revend à 80 000 € déclare 80 000 € de CA, pas 30 000 €.
| Année | Plafond achat-revente | Plafond prestations de services |
|---|---|---|
| 2025 | 188 700 € | 77 700 € |
| 2026 | 203 100 € | 77 700 € |
En cas de création d'activité en cours d'année, le plafond est calculé au prorata du nombre de jours d'activité. Par exemple, un auto-entrepreneur qui démarre le 1er juillet 2025 dispose d'un plafond de 188 700 × (184/365) = environ 95 120 € pour le reste de l'année.
Un dépassement ponctuel (1 année) ne fait pas perdre le statut. En revanche, si le CA dépasse le plafond 2 années civiles consécutives, le basculement vers le régime réel d'imposition est automatique au 1er janvier de l'année suivante.
Structurer son activité d'achat-revente dès le départ permet d'éviter un basculement non anticipé hors du régime micro.
Consulter un avocat spécialisé entrepreneurs & TPE
L'achat-revente auto-entrepreneur relève du régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Ce régime s'applique de plein droit aux activités commerciales exercées sous le statut micro.
L'administration fiscale applique un abattement forfaitaire de 71 % sur le chiffre d'affaires déclaré. Cet abattement est censé couvrir l'ensemble des charges (achats de marchandises, frais de livraison, loyer, assurance). L'impôt sur le revenu est ensuite calculé sur les 29 % restants, intégrés au barème progressif du foyer fiscal.
Exemple : un CA annuel de 120 000 € génère un bénéfice imposable de 120 000 × 29 % = 34 800 €.
L'auto-entrepreneur peut opter pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu, à condition que le revenu fiscal de référence du foyer (N-2) ne dépasse pas 28 797 € par part de quotient familial (seuil 2025). Le taux applicable aux activités de vente de marchandises est de 1 % du CA.
| Mode d'imposition | Base de calcul | Taux / méthode |
|---|---|---|
| Régime micro classique | CA – abattement 71 % | Barème progressif IR |
| Versement libératoire | CA brut | 1 % du CA |
Le versement libératoire est avantageux lorsque le taux marginal d'imposition du foyer dépasse 11 %. Au-delà, l'économie est significative.
La franchise en base de TVA dispense l'auto-entrepreneur de facturer la TVA à ses clients. Depuis le 1er mars 2025, le seuil de franchise pour les activités de vente de marchandises est fixé à 85 000 € de CA annuel.
La perte de la franchise a un effet direct sur les prix : l'auto-entrepreneur doit ajouter 20 % de TVA (taux normal) à ses factures. Pour les clients particuliers, cela renchérit le prix final. Pour les clients professionnels assujettis, l'impact est neutre puisqu'ils déduisent la TVA.
En contrepartie, l'auto-entrepreneur assujetti peut déduire la TVA sur ses achats de marchandises, ce qui réduit partiellement le coût de ses approvisionnements.
Anticiper le franchissement du seuil de TVA permet d'adapter sa politique tarifaire sans perdre de marge.
Être accompagné par un avocat entrepreneurs & TPE
Le régime micro-entrepreneur allège les obligations comptables par rapport au régime réel. Toutefois, plusieurs documents restent obligatoires.
Le chiffre d'affaires doit être déclaré à l'URSSAF :
Les cotisations sociales s'élèvent à 12,3 % du CA pour les activités de vente de marchandises (taux 2025). Elles sont prélevées automatiquement sur la base du CA déclaré.
Piloter son activité d'achat-revente en auto-entrepreneur suppose un suivi rigoureux du chiffre d'affaires. Plusieurs pratiques permettent d'éviter un dépassement non anticipé.
Un suivi mensuel structuré du CA et des seuils TVA réduit le risque de sortie involontaire du régime micro.
Faire le point avec un avocat entrepreneurs & TPE
Le dépassement du plafond de CA 2 années consécutives entraîne un basculement automatique vers le régime réel simplifié d'imposition. Ce changement modifie en profondeur la gestion de l'activité.
| Élément | Régime micro | Régime réel simplifié |
|---|---|---|
| Comptabilité | Livre des recettes + registre des achats | Bilan, compte de résultat, grand livre |
| Charges déductibles | Abattement forfaitaire 71 % | Charges réelles (achats, loyer, transport…) |
| TVA | Franchise possible | Déclaration et paiement obligatoires |
| Expert-comptable | Facultatif | Fortement recommandé |
| CFE | Oui | Oui |
L'abattement de 71 % est favorable tant que les charges réelles restent inférieures à 71 % du CA. Or, en achat-revente, le coût d'achat des marchandises représente souvent 50 à 70 % du prix de vente. Si les charges totales (achats + frais de port + stockage + assurance) dépassent 71 %, le régime réel permet de déduire davantage et réduit l'impôt.
Lorsque l'activité dépasse durablement les plafonds, 2 options se présentent :
Le choix entre ces options dépend du volume d'activité, du niveau de charges et de la stratégie patrimoniale de l'entrepreneur.
Oui. Le dropshipping (vente sans stock, le fournisseur expédie directement au client) est une forme d'achat-revente éligible au régime micro. Le CA déclaré correspond au prix facturé au client, pas à la marge. Les mêmes plafonds et obligations s'appliquent.
Sur le chiffre d'affaires total encaissé. Si vous achetez un produit 60 € et le revendez 100 €, vous déclarez 100 €. L'abattement forfaitaire de 71 % est censé couvrir vos charges, y compris le coût d'achat.
La TVA devient exigible dès le 1er jour du mois de dépassement. Vous devez demander un numéro de TVA intracommunautaire auprès du service des impôts des entreprises et facturer la TVA sur toutes les ventes à compter de cette date.
Oui, à condition de respecter le plafond global de 188 700 € (2025) et le plafond spécifique de 77 700 € pour la part prestations de services. Les 2 activités sont déclarées séparément avec leurs taux de cotisations respectifs.
Aucun diplôme n'est requis pour la revente de biens courants. En revanche, certains produits nécessitent des autorisations spécifiques : vente de denrées alimentaires (déclaration en DDPP), vente d'alcool (licence), ou vente de véhicules d'occasion (agrément préfectoral pour les professionnels).
Micro-entrepreneur : régime fiscal et seuils 2026 - Bpifrance Création\
Plafonds chiffre d\'affaires micro-entrepreneur - impots.gouv.fr\
2026 : modification des seuils de chiffre d\'affaires - Urssaf Auto-Entrepreneur\
SWIM LEGAL est une alternative au cabinet d'avocats traditionnel pour les besoins juridiques des entreprises. Incubé par le Barreau de Paris, SWIM a reçu le Prix de l'Innovation pour sa solution permettant à toute entreprise, quelle que soit sa taille ou sa localisation, d'accéder rapidement via la plateforme à des avocats d'affaires expérimentés. Les entreprises peuvent déposer leur besoin — qu'il s'agisse d'un dossier, d'une consultation ou d'un renfort temporaire — de manière confidentielle et recevoir des propositions d'avocats pour répondre rapidement à leur demande.






