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CFE auto-entrepreneur : principe et redevables
Cas d'exonération de CFE pour les auto-entrepreneurs
Calcul de la CFE : base et minimum forfaitaire
Échéances et calendrier de paiement CFE 2026
Procédure de paiement sur impots.gouv.fr
Modes de paiement : prélèvement mensuel ou à l'échéance
Erreurs fréquentes et majorations en cas de retard
Checklist : démarches à effectuer chaque année
La cotisation foncière des entreprises (CFE) est un impôt local dû par toute personne exerçant une activité professionnelle non salariée au 1er janvier de l'année d'imposition. Elle concerne les auto-entrepreneurs au même titre que les sociétés, quel que soit leur statut juridique ou leur régime fiscal. C'est l'article 1447 du Code général des impôts qui fonde cette obligation.
Concrètement, dès lors qu'un auto-entrepreneur a déclaré le début de son activité, il entre dans le champ de la CFE l'année suivante. Un freelance qui s'immatricule en mars 2025 recevra son premier avis d'imposition CFE en novembre 2026, pour un paiement en décembre 2026. Le critère déterminant n'est pas le chiffre d'affaires réalisé, mais l'existence d'une activité déclarée au 1er janvier.
La CFE est perçue au profit de la commune ou de l'intercommunalité où l'auto-entrepreneur dispose de son local professionnel. En l'absence de local dédié, c'est l'adresse du domicile personnel déclaré au centre de formalités qui sert de référence. Ce point explique pourquoi le montant varie selon la localisation géographique.
Plusieurs situations permettent d'être exonéré de CFE. La première est automatique : l'année de création de l'activité. Aucune démarche n'est requise, l'administration fiscale applique cette exonération d'office.
L'exonération la plus fréquente concerne les auto-entrepreneurs dont le chiffre d'affaires annuel est nul. Depuis la loi de finances pour 2019, tout redevable dont le CA de l'avant-dernière année (N-2) est égal à 0 € est exonéré de CFE. Cette mesure vise les micro-entreprises en sommeil qui n'ont généré aucune recette.
D'autres cas d'exonération existent, résumés dans le tableau ci-dessous :
| Situation | Exonération | Durée | Démarche |
|---|---|---|---|
| Année de création | Totale | 1 an | Automatique |
| CA annuel nul (N-2) | Totale | Tant que CA = 0 | Automatique |
| Artisan travaillant seul (sans salarié, activité manuelle) | Totale | Permanente | Déclaration 1447-C avant le 31/12 de l'année de création |
| Implantation en zone franche urbaine (ZFU) | Totale puis dégressive | 5 ans + 3 ans | Déclaration 1447-C |
| Implantation en zone de revitalisation rurale (ZRR) | Totale | 2 à 5 ans | Déclaration 1447-C |
L'exonération pour les artisans suppose que l'activité soit principalement manuelle et qu'aucun salarié ne soit employé. Un graphiste freelance ou un consultant ne relève pas de cette catégorie. En cas de doute, la déclaration initiale 1447-C-SD, à déposer avant le 31 décembre de l'année de création, permet de signaler sa situation au service des impôts des entreprises (SIE).
Structurer son activité dès la création permet d'identifier les exonérations applicables et d'éviter des charges fiscales inutiles.
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Le montant de la CFE dépend de 2 éléments : la valeur locative du local professionnel et le taux voté par la commune. Toutefois, la plupart des auto-entrepreneurs n'ont pas de local distinct de leur domicile. Dans ce cas, c'est la cotisation minimum forfaitaire qui s'applique.
Cette cotisation minimum est fixée par délibération du conseil municipal. Son montant dépend du chiffre d'affaires réalisé en N-2. Le barème 2025 (applicable pour la CFE 2026, sur la base du CA 2024) est le suivant :
| Chiffre d'affaires N-2 | Cotisation minimum (fourchette) |
|---|---|
| Jusqu'à 10 000 € | 237 € à 573 € |
| De 10 001 € à 32 600 € | 237 € à 1 147 € |
| De 32 601 € à 100 000 € | 237 € à 2 411 € |
| De 100 001 € à 250 000 € | 237 € à 4 017 € |
| De 250 001 € à 500 000 € | 237 € à 5 738 € |
| Au-delà de 500 000 € | 237 € à 7 349 € |
En pratique, un auto-entrepreneur réalisant 25 000 € de CA en 2024 paiera une CFE 2026 comprise entre 237 € et 1 147 €, selon la commune. Les écarts sont significatifs : une micro-entreprise domiciliée à Paris ne paiera pas le même montant qu'une activité basée dans une commune rurale.
Le montant exact figure sur l'avis d'imposition CFE, consultable uniquement en ligne sur l'espace professionnel impots.gouv.fr. Aucun avis papier n'est envoyé depuis 2015.
Le calendrier de la CFE 2026 suit un rythme fixe, identique chaque année :
Pour la grande majorité des auto-entrepreneurs, dont la CFE reste inférieure à 3 000 €, seule l'échéance du 15 décembre s'applique. Le paiement doit être effectué en ligne. Aucun règlement par chèque ou virement n'est accepté.
Anticiper les échéances fiscales fait partie de la gestion courante d'une micro-entreprise. Un accompagnement juridique adapté permet de sécuriser chaque étape.
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Le paiement de la CFE s'effectue exclusivement via l'espace professionnel du site impots.gouv.fr. Voici les étapes :
L'erreur la plus courante est de ne pas avoir créé cet espace avant la date d'échéance. Sans espace professionnel activé, il est impossible de consulter l'avis et de procéder au paiement. L'administration fiscale n'envoie aucun rappel par courrier.
Deux options de prélèvement automatique permettent d'éviter tout oubli :
| Critère | Prélèvement mensuel | Prélèvement à l'échéance |
|---|---|---|
| Nombre de prélèvements | 10 (janvier à octobre) | 1 ou 2 par an |
| Date limite d'adhésion | 30 juin | 30 novembre |
| Avantage principal | Lissage de trésorerie | Simplicité |
| Ajustement | Novembre | Aucun |
Les 2 options s'activent depuis l'espace professionnel impots.gouv.fr, rubrique "Gérer mes contrats de prélèvement".
Le défaut de paiement de la CFE à la date limite entraîne une majoration de 5 % du montant dû, appliquée automatiquement. Cette pénalité s'ajoute à des intérêts de retard de 0,20 % par mois.
Les erreurs les plus fréquentes chez les auto-entrepreneurs :
Un retard de paiement ou une erreur de déclaration peut générer des pénalités évitables. Sécuriser ses obligations fiscales passe par un suivi rigoureux.
Être accompagné par un avocat pour entrepreneurs et TPE
Chaque année, un auto-entrepreneur doit suivre ces étapes pour gérer sa CFE sans risque :
Cette routine annuelle prend moins de 30 minutes et protège contre les majorations et les erreurs de base d'imposition.
Oui. La CFE est due dès lors que le CA de N-2 est supérieur à 0 €, même s'il ne s'agit que de quelques euros. Seul un CA strictement nul en N-2 ouvre droit à l'exonération automatique. Le montant sera calculé sur la base de la cotisation minimum forfaitaire fixée par la commune.
Consultez votre espace professionnel sur impots.gouv.fr à partir de mi-novembre 2026. Si aucun avis n'apparaît, contactez votre service des impôts des entreprises (SIE) avec votre numéro SIREN. L'exonération de 1re année est automatique. Les autres cas nécessitent d'avoir déposé la déclaration 1447-C lors de la création.
Oui. Une réclamation peut être adressée au SIE avant le 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement. Elle doit être motivée (erreur de base, exonération non appliquée). Le paiement reste dû dans l'attente de la décision, sauf demande expresse de sursis.
L'avis CFE ne sera pas consultable et le paiement sera impossible dans les délais. La majoration de 5 % s'appliquera automatiquement après le 15 décembre. L'administration fiscale considère que l'obligation de créer cet espace incombe au redevable.
Non. En régime micro-fiscal, les charges réelles ne sont pas déductibles. L'abattement forfaitaire (34 %, 50 % ou 71 % selon l'activité) est censé couvrir l'ensemble des frais, y compris la CFE. Ce montant reste donc à la charge de l'auto-entrepreneur sans possibilité de déduction supplémentaire.
Un micro-entrepreneur doit-il payer la cotisation foncière des entreprises (CFE) ? - Service Public
Tout savoir sur la cotisation foncière des entreprises (CFE) - economie.gouv.fr
Je suis micro-entrepreneur, dois-je payer une CFE ? - impots.gouv.fr
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