ILC – Indice des Loyers Commerciaux : définition, calcul et révision du bail commercial

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05 Feb 2026
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11
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Points clés de l'article
  1. L'indice des loyers commerciaux (ILC) est l'indice de référence publié par l'INSEE pour encadrer la révision des loyers des baux commerciaux portant sur des locaux à usage commercial ou artisanal.
  2. Il se compose de 3 sous-indices pondérés : l'indice des prix à la consommation (50 %), l'indice du coût de la construction (25 %) et l'indice du chiffre d'affaires du commerce de détail (25 %).
  3. La formule de révision est : loyer révisé = loyer en cours × (ILC du trimestre de référence ÷ ILC du trimestre de base).
  4. L'indexation s'applique soit à la date anniversaire du bail (clause d'échelle mobile), soit lors de la révision triennale légale, selon les stipulations contractuelles.
  5. L'ILC ne concerne pas les bureaux ni les activités libérales, qui relèvent de l'ILAT (Indice des Loyers des Activités Tertiaires).
  6. Toute erreur sur le trimestre de référence, l'indice applicable ou la date de notification peut entraîner la nullité de la révision ou un contentieux.

Sommaire

Qu'est-ce que l'ILC (Indice des Loyers Commerciaux) ?

Quelle est la composition de l'ILC ?

Comment calculer la révision du loyer commercial avec l'ILC ?

Quand s'applique l'indexation du loyer dans un bail commercial ?

ILC ou ILAT : quel indice pour votre bail ?

Valeurs ILC actuelles et historique (données INSEE)

Les erreurs courantes lors d'une révision de loyer par ILC

Faire appel à un avocat spécialisé en baux commerciaux

FAQ

Pour aller plus loin

Qu'est-ce que l'ILC (Indice des Loyers Commerciaux) ?

L'indice des loyers commerciaux, désigné par l'acronyme ILC, est un indicateur statistique publié chaque trimestre par l'INSEE. Il sert de référence légale pour réviser le loyer d'un bail commercial portant sur des locaux à usage commercial ou artisanal. Créé par la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 (loi de modernisation de l'économie), il a remplacé progressivement l'ancien indice du coût de la construction (ICC) comme outil privilégié d'indexation.

Son objectif est de refléter l'évolution économique réelle du secteur du commerce de détail, plutôt que la seule variation des coûts de construction. L'ICC, utilisé seul, pouvait générer des hausses de loyer déconnectées de la capacité financière des locataires commerçants. L'ILC corrige ce biais en intégrant des composantes liées à l'activité commerciale et à l'inflation générale.

En pratique, l'ILC s'applique aux baux régis par le statut des baux commerciaux (articles L. 145-1 et suivants du Code de commerce). Il concerne les locaux où s'exerce une activité commerciale ou artisanale inscrite au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers. Les activités industrielles, les bureaux et les professions libérales en sont exclus.

Pour qu'un bail commercial soit révisé sur la base de l'ILC, le contrat doit expressément le prévoir dans sa clause d'indexation. À défaut de mention, c'est l'ICC qui s'applique par défaut lors de la révision triennale légale, sauf accord contraire des parties.

Textes de référence

TexteObjetArticle L. 112-2 du Code monétaire et financierEncadrement des clauses d'indexationArticle L. 145-34 du Code de commercePlafonnement du loyer réviséArticle L. 145-38 du Code de commerceRévision triennale du loyerLoi n° 2008-776 du 4 août 2008Création de l'ILCDécret n° 2008-1139 du 4 novembre 2008Modalités de calcul et de publication de l'ILC

Quelle est la composition de l'ILC ?

L'ILC est un indice composite. Il agrège 3 sous-indices, chacun reflétant une dimension économique distincte, pondérés de la manière suivante :

  • Indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers (IPC) : 50 % de la pondération. Il mesure l'inflation générale supportée par les ménages et, par extension, par les commerçants dans leurs charges courantes.
  • Indice du coût de la construction (ICC) : 25 %. Il traduit l'évolution des coûts de construction des bâtiments neufs à usage d'habitation, publié par l'INSEE sur la base des données collectées auprès des maîtres d'ouvrage.
  • Indice du chiffre d'affaires du commerce de détail en valeur (ICAV) : 25 %. Il reflète la dynamique économique du secteur commercial, c'est-à-dire la capacité réelle des commerçants à générer du revenu.

Cette structure tripartite vise un équilibre entre les intérêts du bailleur (valorisation du patrimoine immobilier via l'ICC) et ceux du preneur (soutenabilité du loyer via l'IPC et l'ICAV). En période de ralentissement de la consommation, l'ICAV freine la hausse de l'ILC, ce qui protège le locataire. Inversement, une forte inflation tire l'indice vers le haut via la composante IPC.

Pondération de l'ILC

ComposantePondérationCe qu'elle mesureIPC hors tabac et hors loyers50 %Inflation généraleICC25 %Coût de la constructionICAV25 %Chiffre d'affaires du commerce de détail

La formule de calcul de l'ILC est la suivante :

ILC = 0,50 × IPC + 0,25 × ICC + 0,25 × ICAV

Chaque composante est elle-même un indice base 100 recalculé par l'INSEE. Le résultat final est publié sous forme d'un nombre à 2 décimales, par trimestre, avec un décalage d'environ 3 à 4 mois après la fin du trimestre concerné.

Un bail commercial dont la clause d'indexation repose sur l'ILC nécessite une rédaction précise du trimestre de référence et des modalités de calcul.
Consultez un avocat spécialisé en baux commerciaux

Comment calculer la révision du loyer commercial avec l'ILC ?

La révision du loyer à partir de l'indice commercial loyer repose sur une formule arithmétique simple. Elle compare la valeur de l'ILC au trimestre de référence (le plus récent publié à la date de révision) avec la valeur de l'ILC au trimestre de base (celui retenu lors de la fixation initiale du loyer ou de la dernière révision).

Formule de calcul

Loyer révisé = Loyer en cours × (ILC du trimestre de référence ÷ ILC du trimestre de base)

Exemple concret

Un bail commercial signé le 1er juillet 2021 prévoit un loyer annuel de 36 000 € et une clause d'indexation sur l'ILC avec le 2e trimestre comme trimestre de référence.

  • ILC du 2e trimestre 2021 (trimestre de base) : 118,39
  • ILC du 2e trimestre 2024 (trimestre de référence) : 134,58

Calcul :

36 000 × (134,58 ÷ 118,39) = 40 917,73 €

Le loyer révisé au 1er juillet 2024 s'élève donc à 40 917,73 € par an, soit une hausse de 13,66 % sur 3 ans.

Points de vigilance pour le calcul

  • Trimestre de base : c'est le trimestre mentionné dans le bail ou, à défaut, le dernier ILC publié à la date de prise d'effet du bail. Une erreur sur ce trimestre fausse l'intégralité du calcul.
  • Trimestre de référence : c'est le dernier ILC publié à la date de la révision. L'INSEE publie l'ILC avec un décalage de 3 à 4 mois. Au 1er juillet 2024, le dernier ILC disponible peut être celui du 1er trimestre 2024 et non du 2e trimestre.
  • Loyer de base : c'est le loyer en cours au moment de la révision, pas le loyer initial du bail si des révisions intermédiaires ont eu lieu.

Une erreur fréquente consiste à appliquer la formule sur le loyer initial alors qu'une révision intermédiaire a déjà modifié le montant. Le résultat est alors inférieur au loyer réellement dû, ce qui crée un manque à gagner pour le bailleur ou, inversement, un trop-perçu contestable par le preneur.

Quand s'applique l'indexation du loyer dans un bail commercial ?

L'indexation du loyer d'un bail commercial intervient dans 2 cas distincts, selon le mécanisme contractuel ou légal en jeu.

La clause d'échelle mobile (indexation annuelle)

La plupart des baux commerciaux contiennent une clause d'échelle mobile, prévue à l'article L. 145-39 du Code de commerce. Cette clause prévoit une révision automatique du loyer, en général chaque année à la date anniversaire du bail, sur la base de la variation de l'ILC.

La clause doit préciser :

  • L'indice de référence retenu (ILC, ILAT ou ICC)
  • Le trimestre de base
  • La périodicité de la révision (annuelle dans la quasi-totalité des cas)

Si la variation de l'ILC entraîne une hausse ou une baisse du loyer supérieure à 25 % par rapport au loyer précédemment fixé, l'une ou l'autre des parties peut demander une révision du loyer à la valeur locative, conformément à l'article L. 145-39 alinéa 2.

La révision triennale légale

Indépendamment de toute clause d'indexation, l'article L. 145-38 du Code de commerce permet à chaque partie de demander une révision du loyer tous les 3 ans. Cette révision triennale est un droit d'ordre public : elle s'applique même si le bail ne la mentionne pas.

La demande de révision triennale doit être notifiée par acte extrajudiciaire (huissier) ou par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle ne peut prendre effet qu'à compter de la date de la demande, jamais rétroactivement.

MécanismeBase légaleFréquenceConditionClause d'échelle mobileArt. L. 145-39 C. com.Annuelle (en général)Clause contractuelle expresseRévision triennaleArt. L. 145-38 C. com.Tous les 3 ansDroit d'ordre public, notification obligatoire

La rédaction de la clause d'indexation conditionne la validité et l'efficacité de chaque révision de loyer.
Faites vérifier votre bail par un avocat en baux commerciaux

ILC ou ILAT : quel indice pour votre bail ?

L'ILC et l'ILAT (Indice des Loyers des Activités Tertiaires) sont tous deux publiés par l'INSEE, mais ils ne s'adressent pas aux mêmes locataires.

Champ d'application respectif

CritèreILCILATActivités couvertesCommerciales et artisanalesTertiaires (bureaux, professions libérales, entrepôts logistiques)Locaux concernésBoutiques, restaurants, ateliers artisanauxBureaux, cabinets, plateformes logistiquesInscription requiseRCS ou répertoire des métiersPas de condition d'inscription spécifiqueComposantesIPC (50 %), ICC (25 %), ICAV (25 %)IPC (50 %), ICC (25 %), PIB tertiaire (25 %)

La différence réside dans la 3e composante : l'ILC intègre le chiffre d'affaires du commerce de détail, tandis que l'ILAT intègre le PIB du secteur tertiaire. Ce choix reflète la nature de l'activité exercée dans les locaux.

Conséquences d'un mauvais choix d'indice

L'utilisation de l'ILC dans un bail portant sur des bureaux occupés par une activité tertiaire non commerciale constitue une erreur. La clause d'indexation peut être contestée par le preneur ou le bailleur, avec un risque de nullité de la clause si l'indice retenu n'a aucun lien avec l'activité exercée (article L. 112-2 du Code monétaire et financier).

En pratique, un cabinet d'expertise comptable installé dans un local commercial peut relever de l'ILAT et non de l'ILC, même si le bail est soumis au statut des baux commerciaux. Le critère déterminant est la nature de l'activité, pas le type de local.

Valeurs ILC actuelles et historique (données INSEE)

L'INSEE publie l'ILC chaque trimestre, avec un décalage de 3 à 4 mois. Le tableau ci-dessous présente les valeurs récentes de l'indice des loyers commerciaux.

Valeurs récentes de l'ILC

TrimestreValeur ILCVariation annuelleT1 2023127,96+6,69 %T2 2023130,26+5,37 %T3 2023131,30+4,43 %T4 2023132,63+3,93 %T1 2024133,35+4,21 %T2 2024134,58+3,32 %T3 2024135,20+2,97 %

Source : INSEE, série 001532853.

Après une accélération en 2022-2023 liée à la poussée inflationniste (l'IPC représente 50 % de l'indice), la progression de l'ILC ralentit depuis le 2e trimestre 2023. La variation annuelle est passée de +6,69 % au T1 2023 à +2,97 % au T3 2024, en cohérence avec le reflux de l'inflation en France.

Pour un directeur juridique, le suivi trimestriel de l'ILC est indispensable pour anticiper l'impact budgétaire des révisions de loyer sur le parc immobilier de l'entreprise. Un portefeuille de 10 baux commerciaux avec un loyer moyen de 50 000 €/an représente, à +3 % d'ILC, une charge supplémentaire annuelle de 15 000 €.

Les erreurs courantes lors d'une révision de loyer par ILC

La révision du loyer par l'ILC est un mécanisme technique. Plusieurs erreurs récurrentes génèrent des litiges entre bailleurs et preneurs.

1. Erreur sur le trimestre de référence

Le trimestre de référence doit être le dernier ILC publié par l'INSEE à la date de révision. Or, l'INSEE publie l'ILC avec un décalage. Appliquer un trimestre non encore publié rend le calcul inopposable.

2. Confusion entre ILC et ILAT

Appliquer l'ILC à un bail portant sur des bureaux à usage tertiaire expose la clause d'indexation à une contestation pour défaut de lien avec l'objet du contrat. L'inverse est également vrai.

3. Absence de notification formelle (révision triennale)

La révision triennale exige une notification par acte extrajudiciaire ou lettre recommandée. Un simple courriel ou courrier simple ne suffit pas. L'absence de notification valide prive la révision de tout effet juridique.

4. Application rétroactive de la révision

La révision ne peut prendre effet qu'à compter de la date de la demande (révision triennale) ou de la date anniversaire (clause d'échelle mobile). Toute application rétroactive est nulle.

5. Calcul sur le loyer initial au lieu du loyer en cours

Lorsque des révisions intermédiaires ont eu lieu, le loyer de base du calcul est le dernier loyer révisé, pas le loyer initial du bail. Cette erreur est fréquente dans les baux de longue durée ayant fait l'objet de plusieurs avenants.

  • Vérifiez systématiquement le trimestre de base inscrit dans le bail.
  • Contrôlez la date de publication de l'ILC sur le site de l'INSEE avant d'envoyer la notification.
  • Conservez un historique des révisions successives pour chaque bail du portefeuille.

Une révision de loyer mal calculée ou mal notifiée peut être contestée pendant 2 ans. La sécurisation du processus passe par une vérification juridique en amont.
Sécurisez vos révisions de loyer avec un avocat en baux commerciaux

Faire appel à un avocat spécialisé en baux commerciaux

La gestion des révisions de loyer par l'ILC relève d'un croisement entre droit des baux commerciaux, droit des obligations et analyse économique. Pour un directeur juridique gérant un portefeuille de baux, les enjeux sont à la fois financiers et contentieux.

L'intervention d'un avocat spécialisé se justifie dans plusieurs situations :

  • Rédaction ou audit de la clause d'indexation : vérifier que l'indice retenu est conforme à l'activité exercée, que le trimestre de base est correctement défini et que la clause respecte l'article L. 112-2 du Code monétaire et financier.
  • Contestation d'une révision : lorsqu'un bailleur applique un indice erroné, un trimestre incorrect ou une hausse supérieure au plafonnement légal.
  • Négociation du renouvellement : lors du renouvellement du bail, le loyer peut être déplafonné si la valeur locative a évolué. L'avocat intervient pour évaluer la pertinence d'un déplafonnement et négocier les conditions.
  • Gestion d'un portefeuille multi-baux : harmoniser les clauses d'indexation, centraliser le suivi des échéances triennales et anticiper les impacts budgétaires.

Le coût d'un litige sur une révision de loyer (frais d'expertise judiciaire, honoraires, durée de procédure de 12 à 24 mois devant le juge des loyers commerciaux) dépasse dans la plupart des cas le coût d'un audit préventif. Pour un bail de 60 000 €/an, un écart de 5 % sur le calcul de révision représente 3 000 € par an, soit 9 000 € sur une période triennale.

Que ce soit pour auditer vos clauses existantes ou gérer un contentieux de révision, un avocat en baux commerciaux apporte une sécurité juridique mesurable.
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FAQ

L'ILC est-il obligatoire dans un bail commercial ?

Non. L'ILC n'est pas obligatoire. Le bail peut prévoir l'ICC ou l'ILAT comme indice de référence. Toutefois, l'ILC est l'indice recommandé pour les activités commerciales et artisanales, car il reflète mieux la réalité économique du secteur. Si le bail ne mentionne aucun indice, c'est l'ICC qui s'applique par défaut lors de la révision triennale.

Où trouver la valeur de l'ILC ?

L'ILC est publié chaque trimestre par l'INSEE sur son site officiel (insee.fr), dans la rubrique « Indices et séries chronologiques ». La série de référence porte le numéro 001532853. La publication intervient environ 3 à 4 mois après la fin du trimestre concerné.

Que se passe-t-il si l'ILC baisse ?

Si l'ILC du trimestre de référence est inférieur à celui du trimestre de base, le loyer révisé sera mathématiquement inférieur au loyer en cours. La clause d'échelle mobile joue dans les 2 sens : à la hausse comme à la baisse. Le bailleur ne peut pas refuser d'appliquer une baisse si la clause le prévoit.

Peut-on changer d'indice en cours de bail ?

Oui, par avenant signé par les 2 parties. Le passage de l'ICC à l'ILC, ou de l'ILC à l'ILAT, nécessite un accord formel. Un changement unilatéral d'indice est inopposable à l'autre partie.

La révision par ILC est-elle plafonnée ?

Lors de la révision triennale, le loyer révisé est plafonné par la variation de l'indice de référence (article L. 145-34 du Code de commerce). En revanche, si la clause d'échelle mobile entraîne une variation supérieure à 25 %, l'une des parties peut demander une fixation du loyer à la valeur locative, ce qui peut aboutir à un montant supérieur ou inférieur au plafond.

Pour aller plus loin

INSEE - Indice des loyers commerciaux (ILC) série statistique

Légifrance - Décret n° 2008-1139 du 4 novembre 2008 relatif à l'indice national trimestriel des loyers commerciaux

Service Public Entreprendre - Révision des baux commerciaux et professionnels : les indices

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Maître Jullian Hoareau
Avocat au Barreau de Paris
Fondateur de SWIM - Plateforme de mise en relation d’avocats d’affaires