
Jullian Hoareau

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Qu'est-ce qu'une clause de confidentialité en anglais
Vocabulaire clé : NDA, confidentiality, non-disclosure
Mentions indispensables d'une clause bilingue efficace
Rédaction : pièges de traduction à éviter
Valeur juridique et droit applicable au contrat
Sécuriser vos échanges avec un avocat
Lorsqu'une entreprise française échange des données sensibles — plans financiers, secrets de fabrication, fichiers clients — avec un partenaire anglophone, elle a besoin d'un mécanisme contractuel reconnu dans les deux systèmes juridiques. La clause de confidentialité en anglais (confidentiality clause) remplit cette fonction : elle définit les informations protégées, les obligations de chaque partie et les conséquences d'une divulgation non autorisée.
En droit français, l'obligation de confidentialité peut découler du Code civil (article 1112-2 sur les négociations précontractuelles). En common law, elle repose quasi exclusivement sur le contrat signé. Sans clause écrite précise, un tribunal anglais ou américain considérera que l'information n'était pas protégée. Cette différence explique pourquoi une simple traduction du texte français ne suffit pas : la clause doit être conçue pour produire des effets dans le système juridique visé.
Trois termes reviennent systématiquement dans les contrats de confidentialité en anglais. Ils ne sont pas interchangeables.
| Terme anglais | Équivalent français | Usage |
|---|---|---|
| Non-Disclosure Agreement (NDA) | Accord de confidentialité en anglais | Contrat autonome signé avant ou pendant une relation d'affaires |
| Confidentiality clause | Clause de confidentialité | Stipulation insérée dans un contrat plus large (contrat commercial, contrat de travail) |
| Non-disclosure obligation | Obligation de non-divulgation | Engagement unilatéral ou réciproque intégré à un NDA ou une clause |
Un NDA est un document indépendant, souvent utilisé lors de due diligences ou de négociations de partenariat. La confidentiality clause s'intègre, elle, dans un contrat existant. Confondre les deux peut conduire à signer un engagement dont le périmètre est mal calibré.
La déclaration de confidentialité en anglais (privacy notice ou privacy statement) relève d'un autre registre : elle concerne la protection des données personnelles au sens du RGPD ou du UK Data Protection Act, et non la protection d'informations commerciales entre partenaires.
Une clause de confidentialité en anglais solide repose sur 6 éléments structurants. L'absence de l'un d'eux crée une faille exploitable par la partie adverse.
| Mention | Contenu attendu | Exemple de formulation anglaise |
|---|---|---|
| Définition des informations | Liste précise ou catégories identifiables | "Confidential Information means any data, documents or know-how disclosed…" |
| Parties concernées | Identité, rôle (Disclosing Party / Receiving Party) | "The Receiving Party shall not disclose…" |
| Durée | Période de protection (souvent 2 à 5 ans) | "…for a period of three (3) years from the date of disclosure" |
| Exceptions | Informations déjà publiques, obligations légales | "…except where required by law or regulation" |
| Sanctions | Indemnisation, clause pénale, injonction | "The Disclosing Party shall be entitled to injunctive relief…" |
| Droit applicable | Juridiction et loi choisies | "This clause shall be governed by French law" |
En pratique, les tribunaux anglo-saxons exigent que la définition des informations confidentielles soit suffisamment précise. Une formule trop vague comme "all information exchanged" risque d'être jugée unenforceable (inapplicable).
Une clause bilingue bien structurée protège vos échanges commerciaux dès la phase de négociation.
Faites sécuriser vos contrats internationaux par un avocat spécialisé
Traduire une politique de confidentialité en anglais ou une clause contractuelle exige plus qu'une maîtrise linguistique. Plusieurs erreurs récurrentes altèrent la portée juridique du texte.
Un contrat rédigé en « franglais juridique » — ni conforme au droit français, ni lisible pour un juge anglophone — n'offre aucune protection réelle.
La validité d'une clause de confidentialité en anglais dépend du droit applicable choisi par les parties. Ce choix détermine les recours disponibles en cas de violation.
En droit français, la violation d'une obligation de confidentialité en anglais inscrite dans un contrat engage la responsabilité contractuelle (article 1231-1 du Code civil). Le créancier doit prouver le préjudice subi. En droit anglais, le breach of confidence permet d'obtenir une injunction (injonction judiciaire) plus rapidement, sans nécessairement démontrer un dommage chiffré.
Trois points méritent une attention particulière :
Le choix du droit applicable et de la juridiction conditionne l'efficacité réelle de votre clause.
Consultez un avocat en contrats commerciaux pour sécuriser vos accords internationaux
Rédiger un accord de confidentialité en anglais sans accompagnement juridique expose à 3 risques concrets : une clause jugée inapplicable par un tribunal étranger, un périmètre de protection trop flou pour être invoqué, ou un conflit de lois paralysant toute action en justice.
Un avocat en droit des affaires internationales intervient sur plusieurs niveaux :
Pour une TPE ou PME qui contracte ponctuellement à l'international, un NDA standard révisé par un avocat coûte entre 500 € et 2 000 € selon la complexité. Ce montant reste marginal face au préjudice potentiel d'une fuite d'informations stratégiques non couverte juridiquement.
Sécuriser un contrat international ne se limite pas à la traduction : c'est un travail de structuration juridique.
Trouvez un avocat spécialisé en contrats commerciaux
Un NDA (Non-Disclosure Agreement) est un contrat autonome dédié à la protection des informations confidentielles. La clause de confidentialité en anglais est une stipulation insérée dans un contrat plus large (contrat commercial, contrat de prestation). Le NDA est privilégié en phase de négociation, avant la signature du contrat principal.
Oui, à condition de préciser quelle version linguistique prévaut en cas de divergence d'interprétation. Sans cette mention, un juge pourrait retenir la version qui lui semble la plus cohérente, ce qui crée une incertitude pour les deux parties.
La durée habituelle se situe entre 2 et 5 ans à compter de la divulgation de l'information. Pour les secrets industriels ou le know-how stratégique, certaines clauses prévoient une durée illimitée. Le choix dépend de la nature des informations et du droit applicable.
Oui, si le contrat désigne le droit français comme droit applicable ou si les parties sont soumises à la compétence d'un tribunal français. La langue du contrat ne détermine pas sa validité juridique : c'est le contenu des stipulations et le droit choisi qui comptent.
Pour un échange ponctuel à faible enjeu, un modèle standard peut suffire. Dès que les informations concernent des données stratégiques (brevets, algorithmes, données financières), l'intervention d'un avocat réduit le risque d'une clause inapplicable ou mal calibrée.
Protection du secret des affaires (articles L151-1 à L154-1) - Légifrance
Loi n° 2018-670 du 30 juillet 2018 relative à la protection du secret des affaires - Légifrance
Accord de confidentialité (NDA) - INPI
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