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À quoi sert l'attestation employeur vierge PDF
Cadre légal et obligations France Travail
Structure du modèle PDF et champs à remplir
Mentions obligatoires et clauses facultatives
Erreurs fréquentes et cas de rejet par France Travail
L'attestation employeur vierge PDF est le document que tout employeur doit remettre au salarié à la fin de son contrat de travail. France Travail (ex-Pôle emploi) l'utilise pour calculer les droits à l'allocation chômage : montant, durée d'indemnisation, délai de carence. Sans ce document, le demandeur d'emploi ne peut pas ouvrir ses droits. Pour les DRH confrontés à une panne du logiciel de paie ou à un besoin de remplissage manuel, disposer d'un modèle vierge conforme évite tout blocage administratif. Notre modèle d'attestation employeur vierge au format Word est prêt à compléter selon les exigences en vigueur.
En pratique, 3 situations justifient le recours à un PDF vierge :
L'article L. 1234-19 du Code du travail impose à l'employeur de délivrer l'attestation à chaque rupture de contrat : CDI, CDD, intérim, rupture conventionnelle, licenciement ou démission. Le manquement expose l'employeur à une amende de 1 500 € (contravention de 5e classe), portée à 3 000 € en cas de récidive.
Depuis le 1er juin 2021, France Travail n'accepte plus que le Cerfa 11135*05. Les versions antérieures (04 et précédentes) sont systématiquement rejetées. Par ailleurs, la transmission dématérialisée via la DSN (Déclaration Sociale Nominative*) est obligatoire pour les entreprises de 11 salariés et plus. En dessous de ce seuil, le formulaire papier ou PDF reste admis.
| Obligation | Seuil | Base légale |
|---|---|---|
| Remise de l'attestation | Tout employeur | Art. L. 1234-19 C. trav. |
| Transmission dématérialisée (DSN) | ≥ 11 salariés | Art. R. 1234-9 C. trav. |
| Format Cerfa 11135*05 | Tout employeur (hors DSN) | Arrêté du 28 mai 2021 |
| Amende pour non-remise | Tout employeur | Art. R. 1238-7 C. trav. |
Le cadre réglementaire de la rupture du contrat de travail exige une rigueur documentaire sans faille.
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Le Cerfa 11135*05 se décompose en 4 blocs distincts, chacun regroupant des rubriques précises.
Raison sociale, numéro SIRET (14 chiffres), code NAF, adresse du siège et effectif de l'entreprise au moment de la rupture.
Nom, prénom, numéro de sécurité sociale, adresse, date de naissance et nationalité.
Nature du contrat (CDI, CDD), qualification, date d'entrée, date de sortie, motif exact de la rupture (code France Travail) et dernier jour travaillé et payé.
Les 12 derniers mois de salaire brut, les primes et gratifications, le montant des indemnités de rupture (légales, conventionnelles, transactionnelles) et le solde de tout compte.
Certaines mentions conditionnent directement l'acceptation du document par France Travail.
Mentions obligatoires :
- Motif de rupture codifié (ex. : "14 – licenciement pour motif économique")
- Salaires bruts des 12 derniers mois, primes incluses
- Nombre d'heures travaillées sur la période de référence
- Signature et cachet de l'employeur
Mentions facultatives mais recommandées :
- Clause de non-concurrence activée ou levée
- Détail des jours de congés payés non pris et indemnisés
- Mention d'un accord transactionnel (sans en détailler le montant confidentiel)
L'omission du motif de rupture ou une incohérence entre les salaires déclarés et ceux figurant sur le bulletin de paie entraîne un rejet automatique.
La rédaction des documents de fin de contrat engage la responsabilité de l'employeur sur le plan social et financier.
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| Erreur | Conséquence | Solution |
|---|---|---|
| Ancien format Cerfa (*04 ou antérieur) | Rejet systématique | Utiliser exclusivement le Cerfa 11135*05 |
| Motif de rupture absent ou incorrect | Blocage de l'ouverture des droits | Vérifier le code dans la notice officielle |
| Salaires nets au lieu de bruts | Recalcul erroné de l'allocation | Reporter les montants bruts figurant sur les bulletins |
| Périodes d'emploi incohérentes | Demande de pièces complémentaires | Croiser avec le registre du personnel |
| Signature manquante | Document non recevable | Signer avant remise, y compris en signature électronique |
En cas de rejet, France Travail adresse un courrier à l'employeur qui dispose alors de 15 jours pour corriger et retransmettre. Un second rejet peut déclencher un signalement à l'inspection du travail.
Pour éviter ces écueils, vous pouvez utiliser notre modèle d'attestation employeur vierge structuré rubrique par rubrique, conforme au Cerfa en vigueur.
Oui, à condition d'utiliser le Cerfa 11135*05. Ce format est le seul accepté depuis le 1er juin 2021. Les entreprises de moins de 11 salariés peuvent transmettre le document en version papier ou PDF. Au-delà de ce seuil, la DSN est obligatoire.
L'employeur doit remettre l'attestation le dernier jour de travail effectif du salarié. En pratique, un délai de quelques jours est toléré, mais tout retard expose l'employeur à des dommages-intérêts si le salarié subit un préjudice dans l'ouverture de ses droits au chômage.
Oui, le remplissage manuscrit est autorisé pour les entreprises de moins de 11 salariés. L'écriture doit être lisible et les montants des salaires bruts reportés sans rature. En cas d'illisibilité, France Travail peut rejeter le document.
L'amende est de 1 500 € par infraction constatée (contravention de 5e classe). Le salarié peut aussi saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir des dommages-intérêts correspondant au préjudice subi par le retard d'indemnisation chômage.
Oui. La rupture conventionnelle dispose d'un code motif spécifique (code 59) dans la nomenclature France Travail. L'omission ou l'utilisation d'un code erroné retarde le traitement du dossier du demandeur d'emploi.
Attestation d'assurance chômage (Articles R1234-9 à R1234-12) - Légifrance
Attestation employeur destinée à France Travail - Service-Public.fr
Documents remis aux salariés lors de la rupture du contrat - Ministère du Travail
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