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Pourquoi s'appuyer sur des modèles RGPD officiels
Exemple de registre des activités de traitement (modèle CNIL)
Exemple de mentions d'information et politique de confidentialité
Exemple d'analyse d'impact (AIPD) : modèle et éléments clés
Exemple de clause contractuelle RGPD (responsable / sous-traitant)
Télécharger les modèles RGPD et sécuriser votre conformité
Déployer une conformité RGPD sans modèle de référence revient à rédiger un contrat sans connaître le droit applicable. Les directions juridiques perdent un temps considérable à reconstituer des trames documentaires que la CNIL propose gratuitement depuis 2018. Un RGPD exemple officiel offre un double avantage : il garantit la complétude des mentions obligatoires et il réduit le risque d'omission lors d'un contrôle.
La CNIL a publié plus de 15 modèles et guides opérationnels sur son site. Parmi eux, le tableur de registre des traitements, le PIA tool (logiciel d'analyse d'impact), les modèles de mentions d'information et les clauses contractuelles types. Ces documents couvrent les 4 piliers documentaires exigés par le règlement européen 2016/679 : registre, information des personnes, analyse des risques et encadrement contractuel.
Partir de ces modèles ne dispense pas d'un travail d'adaptation. Chaque entreprise doit contextualiser les trames en fonction de ses traitements, de son secteur et de sa structure organisationnelle. Le modèle est un socle, pas un livrable fini.
| Document RGPD | Source CNIL | Article du RGPD | Obligatoire ? |
|---|---|---|---|
| Registre des traitements | Tableur Excel téléchargeable | Article 30 | Oui (sauf exception < 250 salariés) |
| Mentions d'information | Modèle en ligne | Articles 13 et 14 | Oui, systématiquement |
| Analyse d'impact (AIPD) | Logiciel PIA | Article 35 | Oui, si risque élevé |
| Clauses sous-traitant | Guide sous-traitance | Article 28 | Oui, dès sous-traitance |
| Politique de confidentialité | Recommandations CNIL | Articles 12 à 14 | Oui, bonne pratique structurante |
La conformité RGPD repose sur une documentation précise, adaptée à chaque organisation.
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Le registre des activités de traitement est le document central de toute conformité RGPD. L'article 30 du règlement impose à chaque responsable de traitement de tenir un registre écrit, sous forme électronique, décrivant l'ensemble des traitements de données personnelles réalisés par l'organisme.
Le modèle CNIL se présente sous la forme d'un tableur Excel structuré en fiches. Chaque fiche correspond à un traitement et contient les rubriques suivantes :
Un RGPD exemple courant : la fiche « gestion des ressources humaines » recense les données des salariés (identité, RIB, arrêts maladie), avec une conservation de 5 ans après le départ du salarié pour les bulletins de paie, conformément à l'article L3243-4 du Code du travail.
La CNIL recommande de mettre à jour le registre à chaque nouveau traitement ou modification substantielle. En pratique, une revue trimestrielle permet de maintenir le registre à jour sans mobiliser des ressources excessives.
Chaque fois qu'une entreprise collecte des données personnelles, elle doit informer la personne concernée. Les articles 13 et 14 du RGPD listent 11 rubriques obligatoires que les mentions d'information doivent contenir.
La politique de confidentialité regroupe l'ensemble des mentions d'information dans un document unique, accessible depuis le site web de l'entreprise. Les mentions d'information, elles, figurent au point de collecte (formulaire, contrat, bulletin d'adhésion). Les deux documents sont complémentaires.
En pratique, la CNIL recommande une approche en 2 niveaux : un premier niveau synthétique au point de collecte (finalité, base légale, droits essentiels, lien vers la politique complète), et un second niveau détaillé dans la politique de confidentialité.
| Élément | Mentions au point de collecte | Politique de confidentialité |
|---|---|---|
| Format | Court, synthétique | Complet, détaillé |
| Emplacement | Formulaire, contrat, email | Page dédiée du site web |
| Contenu minimum | Finalité, base légale, droits, lien | 11 rubriques complètes |
| Mise à jour | À chaque modification du formulaire | À chaque évolution des traitements |
Rédiger des mentions conformes exige de croiser droit des données et pratiques sectorielles.
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L'analyse d'impact relative à la protection des données (AIPD) est obligatoire lorsqu'un traitement est susceptible d'engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes. L'article 35 du RGPD en fixe le cadre. La CNIL a publié une liste de 14 types de traitements pour lesquels l'AIPD est systématiquement requise (délibération n° 2018-327 du 11 octobre 2018).
Le Comité européen de la protection des données (CEPD) a défini 9 critères. Dès que 2 critères sont réunis, l'AIPD est en principe nécessaire :
Le logiciel PIA de la CNIL structure l'AIPD en 4 parties :
Un RGPD exemple fréquent : une entreprise déployant un outil de vidéosurveillance dans ses locaux avec reconnaissance faciale doit réaliser une AIPD car le traitement cumule surveillance systématique, données biométriques et personnes vulnérables (salariés).
L'article 28 du RGPD impose que la relation entre un responsable de traitement et son sous-traitant soit encadrée par un contrat écrit. Ce contrat doit contenir 8 mentions obligatoires que la CNIL détaille dans son guide pratique de la sous-traitance publié en 2017, mis à jour en 2021.
La clause doit prévoir explicitement l'obligation pour le sous-traitant de notifier toute violation de données dans un délai défini (le RGPD impose 72 heures pour la notification à la CNIL par le responsable, article 33). Elle doit aussi encadrer le recours à des sous-traitants ultérieurs (sub-processors) : autorisation préalable écrite, générale ou spécifique.
En cas de transfert hors UE par le sous-traitant, les clauses contractuelles types adoptées par la Commission européenne (décision d'exécution 2021/914 du 4 juin 2021) doivent être annexées au contrat.
L'encadrement contractuel de la sous-traitance est un levier de maîtrise des risques RGPD souvent sous-estimé.
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Les modèles officiels sont accessibles gratuitement sur le site de la CNIL. Voici les liens directs vers les ressources opérationnelles :
| Document | Statut à vérifier | Fréquence de mise à jour |
|---|---|---|
| Registre des traitements | Complet et à jour | Trimestrielle |
| Mentions d'information | Présentes sur chaque point de collecte | À chaque nouveau formulaire |
| Politique de confidentialité | Publiée et accessible | Annuelle minimum |
| AIPD | Réalisée pour chaque traitement à risque élevé | À chaque évolution du traitement |
| Clauses sous-traitant | Signées avec chaque prestataire traitant des données | À chaque nouveau contrat |
| Procédure de gestion des droits | Documentée et opérationnelle | Annuelle |
Disposer de ces documents ne suffit pas. Leur cohérence d'ensemble, leur actualisation régulière et leur adaptation aux spécificités de l'entreprise conditionnent la solidité de la conformité face à un contrôle CNIL ou à une demande d'exercice de droits.
L'article 30§5 du RGPD prévoit une exemption partielle pour les organismes de moins de 250 salariés. En pratique, cette exemption est très limitée : le registre reste obligatoire dès que les traitements ne sont pas occasionnels, qu'ils portent sur des données sensibles ou qu'ils sont susceptibles de comporter un risque pour les droits des personnes. La quasi-totalité des entreprises est donc concernée.
La mention d'information est un texte court placé au point de collecte des données (formulaire, contrat). La politique de confidentialité est un document global, accessible depuis le site web, qui regroupe l'ensemble des informations requises par les articles 13 et 14 du RGPD pour tous les traitements de l'organisme. Les deux sont complémentaires et obligatoires.
L'AIPD est requise lorsqu'un traitement est susceptible d'engendrer un risque élevé pour les droits des personnes. La CNIL a publié une liste de 14 types de traitements concernés. En dehors de cette liste, l'AIPD s'impose dès que le traitement réunit au moins 2 des 9 critères définis par le CEPD (profilage, données sensibles, surveillance systématique, etc.).
Oui. L'article 28 du RGPD impose un contrat écrit entre le responsable de traitement et chaque sous-traitant traitant des données personnelles pour son compte. L'absence de clause conforme expose le responsable à une sanction pouvant atteindre 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial.
Les modèles CNIL fournissent une structure et les rubriques obligatoires, mais ils doivent être adaptés à chaque organisation. Les finalités, bases légales, durées de conservation et mesures de sécurité varient selon le secteur, la taille de l'entreprise et la nature des données traitées. Un modèle non contextualisé ne démontre pas une conformité effective.
Le registre des activités de traitement - CNIL
Le registre RGPD de la CNIL - CNIL
RGPD et TPE/PME : Modèle de registre pour des activités de traitement - France Num
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