EI ou EURL : critères, différences et choix selon votre projet en 2026

Actualités & Marché
02 Feb 2026
-
11
min
Points clés de l'article
  1. Depuis la réforme de 2022, l'EI bénéficie d'une séparation automatique des patrimoines personnel et professionnel, un avantage autrefois réservé à l'EURL.
  2. L'EI se crée en quelques jours pour moins de 30 €, contre 200 à 300 € et 2 à 4 semaines pour une EURL.
  3. L'EI est imposée à l'IR par défaut avec option possible pour l'IS depuis 2022 ; l'EURL offre le choix entre IR et IS dès sa création.
  4. Le dirigeant est travailleur non salarié (TNS) dans les deux cas, mais l'EURL permet d'optimiser l'assiette de cotisations via l'arbitrage rémunération/dividendes.
  5. L'EURL s'impose dès que le projet nécessite une levée de fonds, l'entrée d'un associé ou une cession structurée de l'activité.

Besoin d'un juriste freelance ou d'un avocat ?

Accédez en -24h à un avocat d'affaires sélectionné parmi les meilleurs, à des honoraires maîtrisés.

✓ 250+ spécialistes✓ 500+ clients satisfaits✓ -30 à -50% moins cher qu'un cabinet
Incubateur du Barreau de Paris
Réseau Entreprendre
Prix Innovation Barreau de Paris

Sommaire

EI et EURL : présentation et contexte d'arbitrage

Création et formalités : démarches, coûts et délais

Responsabilité et protection du patrimoine

Fiscalité : IR, IS et options selon le revenu

Régime social : TNS, cotisations et couverture

Obligations comptables et juridiques

Scénarios : quand choisir EI, quand choisir EURL

FAQ

Pour aller plus loin

EI et EURL : présentation et contexte d'arbitrage

Choisir entre EI ou EURL constitue la première décision structurante pour un entrepreneur qui lance une activité seul en France. Ces deux cadres juridiques permettent d'exercer en solo, mais ils n'offrent ni les mêmes leviers fiscaux, ni les mêmes perspectives d'évolution.

L'entreprise individuelle (EI) n'a pas de personnalité morale distincte de son créateur. L'entrepreneur exerce en son nom propre. Depuis la loi du 14 février 2022 (plan indépendants), son patrimoine personnel est automatiquement séparé de son patrimoine professionnel. Cette réforme a supprimé le statut d'EIRL, devenu inutile.

L'EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) est une SARL à associé unique. Elle possède une personnalité morale propre, un capital social et des statuts. La responsabilité de l'associé est limitée au montant de ses apports.

Avant 2022, la protection patrimoniale constituait le critère de différenciation principal. Ce n'est plus le cas. L'arbitrage repose désormais sur 4 axes : la fiscalité, la souplesse de gestion, les obligations administratives et la capacité d'évolution du projet. Selon l'INSEE, 630 000 entreprises individuelles ont été créées en 2024, contre environ 90 000 EURL. L'écart s'explique par la simplicité de l'EI, mais pas nécessairement par sa pertinence dans tous les cas.

Cet article compare point par point les deux régimes pour vous permettre de trancher selon votre situation réelle : nature de l'activité, niveau de revenus anticipé, besoin de financement et horizon de développement.

Création et formalités : démarches, coûts et délais

Créer une EI : un parcours simplifié

La création d'une EI se fait via le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). L'entrepreneur dépose une déclaration d'activité. Aucun statut à rédiger, aucun capital à déposer. Le coût se limite aux frais de greffe : 0 € pour une activité libérale, 24,08 € pour une activité commerciale. Le délai moyen d'immatriculation est de 1 à 5 jours ouvrés.

Créer une EURL : un formalisme de société

L'EURL exige la rédaction de statuts, le dépôt d'un capital social (1 € minimum, mais un montant trop faible peut nuire à la crédibilité bancaire), l'ouverture d'un compte bancaire dédié, la publication d'une annonce légale (entre 120 et 200 € selon le département) et le dépôt du dossier au greffe du tribunal de commerce (environ 70 €). Le délai total oscille entre 2 et 4 semaines.

CritèreEIEURL
StatutsNon requisObligatoires
Capital socialAucun1 € minimum
Annonce légaleNonOui (120 à 200 €)
Frais de greffe0 à 24 €~70 €
Coût total moyen< 30 €200 à 300 € (hors avocat)
Délai d'immatriculation1 à 5 jours2 à 4 semaines

L'EI convient aux entrepreneurs qui veulent démarrer vite, avec un budget limité. L'EURL impose un investissement initial en temps et en argent, mais pose un cadre juridique plus structuré dès le départ.

Rédiger des statuts d'EURL adaptés à votre activité conditionne la solidité juridique de votre structure dès sa création.
Faites-vous accompagner par un avocat spécialisé en création de sociétés

Responsabilité et protection du patrimoine

EI : la séparation automatique depuis 2022

Avant la réforme du 14 février 2022, l'entrepreneur individuel engageait l'ensemble de son patrimoine. Ce n'est plus le cas. Désormais, seul le patrimoine professionnel (biens, droits et obligations utiles à l'activité) répond des dettes professionnelles. Le patrimoine personnel (résidence principale, épargne, biens familiaux) est protégé de plein droit, sans déclaration d'insaisissabilité.

Cette protection connaît toutefois 2 limites. D'une part, les créanciers peuvent demander une renonciation à la séparation des patrimoines si l'entrepreneur y consent. D'autre part, en cas de fraude ou de manquements graves, la distinction peut être levée par un juge.

EURL : la responsabilité limitée aux apports

Dans une EURL, la responsabilité de l'associé unique est limitée au montant de ses apports au capital. En théorie, ses biens personnels sont intouchables. En pratique, les banques exigent fréquemment une caution personnelle du gérant pour accorder un prêt professionnel, ce qui neutralise partiellement cette protection.

CritèreEI (depuis 2022)EURL
Séparation des patrimoinesAutomatiquePar la personnalité morale
Patrimoine personnel exposéNon (sauf renonciation)Non (sauf caution personnelle)
Résidence principale protégéeOui, de plein droitOui, par défaut
Risque en cas de fraudeLevée de la séparationLevée du voile sociétaire

En résumé, les deux régimes offrent désormais un niveau de protection comparable. La différence se joue sur le mécanisme juridique (séparation légale vs personnalité morale), pas sur le résultat pratique pour la plupart des entrepreneurs.

Fiscalité : IR, IS et options selon le revenu

La fiscalité constitue souvent le critère décisif dans le choix entre EI ou EURL. Les deux régimes n'offrent pas les mêmes options, et l'impact sur le revenu net peut varier de plusieurs milliers d'euros par an.

EI : l'impôt sur le revenu par défaut

L'EI est soumise à l'impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie correspondant à l'activité (BIC, BNC ou BA). Le bénéfice imposable est intégré au revenu du foyer fiscal et soumis au barème progressif (de 0 % à 45 %).

Depuis 2022, l'entrepreneur individuel peut opter pour l'impôt sur les sociétés (IS). Cette option est irrévocable au bout de 5 exercices. Elle permet de dissocier la rémunération du dirigeant du bénéfice de l'entreprise. Le taux réduit d'IS est de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà.

EURL : le choix entre IR et IS dès la création

L'EURL dont l'associé unique est une personne physique est soumise à l'IR par défaut (régime dit de transparence fiscale). L'associé peut opter pour l'IS. Cette option devient irrévocable après 5 exercices.

L'intérêt de l'IS apparaît lorsque le bénéfice dépasse le seuil où le taux marginal d'IR excède 25 %. Concrètement, pour un entrepreneur célibataire sans enfant, ce seuil se situe autour de 28 000 à 30 000 € de bénéfice annuel. Au-delà, l'IS permet de laisser une partie des bénéfices dans la société, taxée à 15 %, et de ne se verser qu'une rémunération calibrée.

Comparaison fiscale simplifiée

SituationEI à l'IREI à l'ISEURL à l'IREURL à l'IS
Bénéfice < 28 000 €AdaptéPeu d'intérêtAdaptéPeu d'intérêt
Bénéfice 30 000 – 70 000 €TMI 30 %IS 15 % + rémunérationTMI 30 %IS 15 % + rémunération
Bénéfice > 70 000 €TMI 41 % ou 45 %IS 15/25 % + dividendesTMI 41 % ou 45 %IS 15/25 % + dividendes

L'EURL à l'IS offre un levier supplémentaire : la distribution de dividendes, soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (flat tax). Ce mécanisme permet d'arbitrer entre rémunération (soumise aux cotisations sociales) et dividendes (soumis au PFU), afin de réduire la charge globale.

En EI à l'IS, cet arbitrage existe aussi en théorie, mais la jurisprudence et la doctrine fiscale restent moins stabilisées que pour l'EURL.

Le choix entre IR et IS dépend de votre niveau de bénéfice, de votre situation familiale et de votre stratégie de rémunération.
Consultez un avocat fiscaliste pour structurer votre projet

Régime social : TNS, cotisations et couverture

Un statut commun : travailleur non salarié

Dans les deux cas, le dirigeant relève du régime des travailleurs non salariés (TNS), affilié à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), désormais intégrée au régime général. Les cotisations couvrent la maladie, la maternité, les allocations familiales, la retraite de base et complémentaire, l'invalidité-décès et la CSG/CRDS.

Le taux global de cotisations TNS représente environ 45 % du revenu net pour un entrepreneur à l'IR. Ce taux diminue en proportion lorsque le revenu augmente, en raison des plafonds de certaines cotisations.

Assiette de cotisations : la différence clé

  • EI à l'IR : les cotisations sont calculées sur le bénéfice imposable. L'entrepreneur n'a aucune marge de manœuvre sur l'assiette.
  • EI à l'IS : les cotisations portent sur la rémunération nette versée. Les bénéfices laissés dans l'entreprise ne sont pas soumis aux cotisations sociales.
  • EURL à l'IR : même logique que l'EI à l'IR. L'assiette est le bénéfice.
  • EURL à l'IS : les cotisations portent sur la rémunération du gérant. Les dividendes sont soumis aux cotisations sociales pour la fraction qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des apports en compte courant d'associé.

Cette règle sur les dividendes en EURL à l'IS est souvent sous-estimée. Un capital social de 1 000 € signifie que les dividendes au-delà de 100 € supportent des cotisations TNS (~45 %), en plus du PFU. L'optimisation passe donc par un capital social suffisant ou par un apport en compte courant d'associé.

CritèreEI (IR)EI (IS)EURL (IR)EURL (IS)
Assiette cotisationsBénéficeRémunérationBénéficeRémunération + dividendes > 10 % capital
Taux global approximatif~45 %~45 % sur rémunération~45 %~45 % sur rémunération
Optimisation possibleNonOui (rémunération calibrée)NonOui (rémunération + capital adapté)

Obligations comptables et juridiques

EI : une comptabilité allégée

L'EI au régime réel simplifié tient un livre-journal des recettes et des dépenses, un registre des immobilisations et des amortissements, et établit un bilan et un compte de résultat simplifiés. Si l'entrepreneur relève du régime micro (micro-BIC ou micro-BNC), la comptabilité se réduit à un livre des recettes et, pour les activités commerciales, un registre des achats.

Aucune assemblée générale, aucun procès-verbal, aucun dépôt de comptes annuels au greffe. La gestion administrative est minimale.

EURL : des obligations de société

L'EURL est soumise aux obligations comptables des sociétés commerciales :

  • Tenue d'une comptabilité en partie double (journal, grand livre, balance)
  • Établissement de comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe)
  • Approbation des comptes par l'associé unique dans les 6 mois suivant la clôture
  • Dépôt des comptes annuels au greffe du tribunal de commerce (coût : environ 45 €)
  • Rédaction de procès-verbaux pour les décisions de l'associé unique

Le coût d'un expert-comptable pour une EURL se situe entre 1 200 et 3 000 € par an selon la complexité de l'activité. Pour une EI au régime réel simplifié, il oscille entre 800 et 1 500 €. Au régime micro, un expert-comptable n'est pas indispensable.

ObligationEI (micro)EI (réel)EURL
Comptabilité en partie doubleNonNon (simplifiée)Oui
Bilan et compte de résultatNonOui (simplifiés)Oui
Dépôt des comptes au greffeNonNonOui
Assemblée / PV de décisionNonNonOui
Coût expert-comptable annuel0 à 500 €800 à 1 500 €1 200 à 3 000 €
La conformité comptable et juridique d'une EURL nécessite un cadre statutaire bien rédigé dès l'origine.
Structurez votre EURL avec un avocat en droit des sociétés

Scénarios : quand choisir EI, quand choisir EURL

Le choix entre EI ou EURL ne se résume pas à une préférence abstraite. Il dépend de paramètres concrets : le chiffre d'affaires prévisionnel, la nature de l'activité, le besoin de financement et l'horizon de développement.

Scénario 1 : activité de service, revenus modérés, pas de besoin de financement

Un consultant freelance qui prévoit un chiffre d'affaires annuel inférieur à 77 700 € (seuil micro-BNC en 2025) a intérêt à démarrer en EI au régime micro-BNC. La gestion est quasi inexistante, les cotisations sont calculées sur le CA avec un abattement forfaitaire de 34 %, et la fiscalité reste simple. Si le CA dépasse ce seuil, le passage au régime réel s'impose, mais l'EI reste pertinente tant que le bénéfice ne justifie pas l'IS.

Scénario 2 : bénéfice élevé, besoin d'optimisation fiscale

Un développeur indépendant qui dégage 80 000 € de bénéfice annuel supporte un taux marginal d'IR de 41 %. En EURL à l'IS, il peut se verser une rémunération de 40 000 € (soumise aux cotisations TNS et à l'IR) et laisser 40 000 € dans la société, taxés à 15 % d'IS. L'économie globale (impôt + cotisations) peut atteindre 5 000 à 10 000 € par an selon la situation familiale.

Scénario 3 : projet évolutif avec perspective d'association ou de cession

L'EURL se transforme en SARL par simple cession de parts à un nouvel associé. Cette opération est encadrée juridiquement et ne nécessite pas de dissolution-recréation. L'EI, en revanche, ne peut pas accueillir d'associé. Si l'entrepreneur envisage de revendre son activité, la cession de parts sociales d'une EURL est fiscalement et juridiquement plus structurée que la cession d'un fonds de commerce en EI.

Scénario 4 : profession libérale réglementée

Certaines professions libérales réglementées (avocats, médecins, architectes) peuvent exercer en EI ou en société d'exercice libéral (SELARL, forme unipersonnelle possible). L'EURL classique n'est pas toujours adaptée. Il convient de vérifier les règles propres à chaque ordre professionnel.

Grille de décision synthétique

  • Choisir l'EI si : activité simple, revenus modérés (< 40 000 € de bénéfice), pas de besoin de financement externe, pas de projet de cession ou d'association à moyen terme.
  • Choisir l'EURL si : bénéfice supérieur à 40 000 €, volonté d'optimiser la fiscalité via l'IS, besoin de crédibilité auprès de partenaires financiers, projet de cession ou d'évolution vers une SARL.

Le seuil de 40 000 € n'est pas une règle absolue. Il constitue un ordre de grandeur à partir duquel l'écart fiscal entre IR et IS devient significatif pour un entrepreneur célibataire. La situation familiale (quotient familial), les charges déductibles et le niveau de rémunération souhaité modifient ce point de bascule.

Le choix du bon statut conditionne votre fiscalité, votre protection et votre capacité d'évolution pendant plusieurs années.
Échangez avec un avocat pour sécuriser votre création d'entreprise

FAQ

Peut-on passer d'une EI à une EURL sans tout recommencer ?

Non, il n'existe pas de transformation directe. L'entrepreneur doit créer une EURL, puis apporter ou céder le fonds de commerce de l'EI à la nouvelle société. Cette opération implique des formalités juridiques (rédaction de statuts, acte d'apport) et des conséquences fiscales (imposition des plus-values latentes, sauf régime d'exonération applicable). Un accompagnement juridique est recommandé pour sécuriser l'opération.

L'EI à l'IS fonctionne-t-elle exactement comme une EURL à l'IS ?

Pas tout à fait. L'option IS en EI, ouverte depuis 2022, rapproche les deux régimes sur le plan fiscal. Toutefois, l'EI à l'IS ne dispose pas de la personnalité morale, ne permet pas la cession de parts sociales et présente encore des zones d'incertitude doctrinale sur le traitement des dividendes et des cotisations sociales. L'EURL à l'IS bénéficie d'un cadre juridique plus ancien et mieux stabilisé.

Les dividendes en EURL sont-ils toujours plus avantageux que la rémunération ?

Non. En EURL à l'IS, les dividendes qui dépassent 10 % du capital social, des primes d'émission et des comptes courants d'associé sont soumis aux cotisations sociales TNS (environ 45 %). Un capital social trop faible rend cette optimisation inopérante. L'arbitrage entre rémunération et dividendes doit être calculé chaque année en fonction du bénéfice réel et du capital disponible.

Le régime micro-entrepreneur est-il compatible avec l'EURL ?

Non. Le régime micro (micro-BIC ou micro-BNC) est réservé aux entreprises individuelles. Une EURL ne peut pas en bénéficier. En revanche, une EURL soumise à l'IR peut appliquer le régime réel simplifié si elle respecte les seuils de chiffre d'affaires correspondants.

Quel statut choisir pour limiter les cotisations sociales ?

Les deux statuts relèvent du régime TNS. La différence se joue sur l'assiette. En EI à l'IR, les cotisations portent sur le bénéfice total. En EURL à l'IS, elles portent sur la rémunération versée, ce qui permet de calibrer l'assiette. Pour un bénéfice supérieur à 50 000 €, l'EURL à l'IS offre généralement une meilleure maîtrise du coût social global.

Pour aller plus loin

Entrepreneur individuel (EI) : ce qu'il faut savoir - Service-Public.fr

Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) - Service-Public.fr

Sociétés à responsabilité limitée - Légifrance Code de commerce articles L223-1 et s.

SWIM LEGAL est une alternative au cabinet d’avocats traditionnel pour les besoins juridiques des entreprises. Incubé par le Barreau de Paris, SWIM a reçu le Prix de l’Innovation pour sa solution permettant à toute entreprise, quelle que soit sa taille ou sa localisation, d’accéder rapidement via la plateforme à des avocats d’affaires expérimentés. Les entreprises peuvent déposer leur besoin — qu’il s’agisse d’un dossier, d’une consultation ou d’un renfort temporaire — de manière confidentielle et recevoir des propositions d’avocats pour répondre rapidement à leur demande.
Télécharger la ressource

Plateforme de mise en relation d’avocats d’affaires