
Jullian Hoareau

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Congé de naissance 2026 : ce que crée la loi
Situation avant la réforme et cadre antérieur
Durée, fractionnement et bénéficiaires du nouveau congé
Indemnisation et articulation avec la paie
Obligations et formalités à la charge de l'employeur
Entreprises concernées et calendrier d'application
Points de vigilance et risques de contentieux
Depuis juillet 2026, un nouveau dispositif s'ajoute aux congés liés à la parentalité : le congé supplémentaire de naissance. Créé par le décret n° 2026-425 du 30 mai 2026, il est codifié aux articles L1225-46-2 à L1225-46-7 du Code du travail. Ce congé ne remplace aucun dispositif existant. Il vient compléter le congé de paternité et d'accueil de l'enfant (21 jours), qui reste en vigueur.
Concrètement, chaque parent — mère ou second parent — dispose d'un droit à 1 à 2 mois de congé supplémentaire, indemnisé par la Sécurité sociale. Pour le dirigeant de PME ou de TPE, cette réforme crée des obligations nouvelles en matière de gestion des absences, de paie et de protection du poste. L'enjeu est direct : une mauvaise application expose l'entreprise à un risque de contentieux prud'homal.
Avant juillet 2026, les congés parentaux liés à la naissance reposaient sur 3 dispositifs principaux :
| Congé | Bénéficiaire | Durée | Indemnisation |
|---|---|---|---|
| Congé maternité | Mère salariée | 16 semaines (cas général) | Indemnités journalières de la Sécurité sociale |
| Congé de paternité et d'accueil de l'enfant | Second parent | 25 jours calendaires (dont 4 obligatoires) + 3 jours de naissance | Indemnités journalières de la Sécurité sociale |
| Congé parental d'éducation | Les deux parents | Jusqu'à 3 ans de l'enfant | Prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE), montant faible |
Le congé parental d'éducation, bien que long, souffrait d'une indemnisation trop basse pour être réellement utilisé par les salariés à temps plein. Le congé de naissance 2026 vient combler cet écart en offrant une période intermédiaire mieux indemnisée, sans supprimer les dispositifs antérieurs.
Le nouveau congé de naissance modifie les obligations de paie et de gestion RH, même dans les plus petites structures.
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Le congé supplémentaire de naissance est ouvert aux deux parents, sans distinction de statut (mère ou second parent). Tout salarié lié par un contrat de travail peut en faire la demande, quel que soit son ancienneté ou le type de contrat (CDI, CDD).
Chaque parent peut prendre entre 1 et 2 mois de congé. Cette durée s'ajoute aux congés existants :
Les articles L1225-46-2 à L1225-46-7 du Code du travail encadrent les modalités de prise du congé. Le dirigeant doit vérifier les conditions de fractionnement prévues par le décret pour organiser l'absence du salarié.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Bénéficiaires | Les deux parents salariés |
| Durée | 1 à 2 mois par parent |
| Articulation | S'ajoute au congé maternité et au congé de paternité (21 jours) |
| Base légale | Articles L1225-46-2 à L1225-46-7 du Code du travail |
L'indemnisation du congé de naissance est progressive et plafonnée :
Cette indemnisation est versée par la Sécurité sociale, selon un mécanisme comparable aux indemnités journalières. L'employeur n'a pas, en principe, d'obligation légale de complément de salaire, sauf disposition conventionnelle contraire.
Pour le dirigeant qui gère lui-même la paie, l'articulation demande de la rigueur :
Le bulletin de paie doit refléter précisément la période d'absence et le mode d'indemnisation retenu.
L'articulation entre congé de naissance, subrogation et paie nécessite un paramétrage précis du logiciel de paie.
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Le dirigeant de PME/TPE doit respecter plusieurs obligations dès réception de la demande du salarié :
Le salarié en congé supplémentaire de naissance bénéficie d'une protection contre le licenciement, comparable à celle prévue pour les autres congés liés à la parentalité. À son retour, il doit retrouver son poste ou un poste équivalent, avec une rémunération au moins égale.
| Obligation | Action concrète |
|---|---|
| Réception de la demande | Accuser réception par écrit |
| Refus | Interdit — droit du salarié |
| Protection du poste | Maintien ou poste équivalent au retour |
| Déclaration CPAM | Attestation de salaire à transmettre |
| Archivage | Conserver la demande et les justificatifs |
Le congé de naissance 2026 s'applique à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille : TPE, PME, ETI, grandes entreprises. Aucun seuil d'effectif ne conditionne l'application du dispositif.
Le décret n° 2026-425 du 30 mai 2026 fixe l'entrée en vigueur au 1er juillet 2026. Tout enfant né à compter de cette date ouvre droit au congé supplémentaire de naissance pour ses deux parents salariés.
Les dirigeants qui n'ont pas encore adapté leurs process internes (modèles de courrier, paramétrage de la paie, information des salariés) doivent le faire sans délai.
La mise en conformité concerne toutes les entreprises, y compris celles sans service RH dédié.
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| Risque | Conséquence |
|---|---|
| Refus du congé | Dommages-intérêts, sanction pénale possible |
| Licenciement pendant le congé | Nullité du licenciement, réintégration |
| Erreur de paie | Rappel de salaire, contentieux prud'homal |
| Défaut de déclaration CPAM | Retard d'indemnisation, réclamation du salarié |
Pour un dirigeant de TPE ou PME sans DRH, la sécurisation passe par une vérification rigoureuse des process et, si nécessaire, par un accompagnement ponctuel sur les points techniques de paie et de conformité.
Non. Le congé supplémentaire de naissance s'ajoute au congé de paternité et d'accueil de l'enfant (21 jours), qui reste en vigueur. Les deux dispositifs se cumulent.
L'indemnisation est de 70 % du salaire net, puis de 60 % du salaire net, avec un plafond fixé à 4 005 € par mois. Elle est versée par la Sécurité sociale.
Non. Le congé supplémentaire de naissance est un droit du salarié. L'employeur ne peut ni le refuser, ni en différer la prise. Un refus expose l'entreprise à des dommages-intérêts.
Oui. Le dispositif s'applique à toutes les entreprises, sans condition de taille. Les TPE comme les PME doivent respecter les mêmes obligations de traitement de la demande, de protection du poste et de déclaration.
Le décret n° 2026-425 du 30 mai 2026 fixe l'entrée en vigueur au 1er juillet 2026. Tout enfant né à compter de cette date ouvre droit au congé pour ses deux parents salariés.
Congé supplémentaire de naissance : articles L1225-46-2 à L1225-46-7 - Légifrance
Congé supplémentaire de naissance : règles applicables à l'employeur - Code du travail numérique
Qu'est-ce que le congé supplémentaire de naissance ? - Ameli.fr
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