
Jullian Hoareau

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Pourquoi un formulaire distinct pour le salarié protégé
Qui est salarié protégé au sens du code
Consultation du CSE avant signature de la convention
Remplir le Cerfa 14599 sans erreur bloquante
Transmettre la demande à l'inspection du travail
Refus, silence et conséquences pour l'employeur
La rupture conventionnelle d'un salarié protégé obéit à un régime distinct de celui applicable aux autres salariés. L'article L1237-15 du code du travail impose une autorisation de l'inspecteur du travail, là où un salarié non protégé relève d'une simple homologation administrative. Cette différence se traduit par un formulaire cerfa rupture conventionnelle salarié protégé spécifique — le cerfa n° 14599 — et par des étapes supplémentaires dont le non-respect entraîne la nullité de la rupture.
Le code du travail distingue deux circuits selon le statut du salarié. Pour un salarié sans mandat, l'employeur dépose une demande d'homologation via le cerfa n° 14598 sur la plateforme TéléRC. Pour un salarié protégé, la procédure bascule vers une demande d'autorisation adressée à l'inspecteur du travail, au moyen du cerfa n° 14599.
Cette distinction n'est pas formelle. L'inspecteur du travail exerce un contrôle renforcé : il vérifie le respect des conditions légales, l'absence de vice du consentement et, surtout, l'absence de lien entre la rupture envisagée et le mandat du salarié. Le formulaire rupture conventionnelle salarié protégé sert de support à cette instruction.
| Critère | Salarié non protégé | Salarié protégé |
|---|---|---|
| Formulaire | Cerfa n° 14598 | Cerfa n° 14599 |
| Procédure | Homologation (TéléRC) | Autorisation (inspecteur du travail) |
| Contrôle | Conditions légales | Conditions légales + lien avec le mandat |
| Consultation du CSE | Non requise | Obligatoire |
Sont visés les salariés bénéficiant de la protection prévue aux articles L2411-1 et L2411-2 du code du travail. Cela inclut notamment les membres élus du CSE (titulaires et suppléants), les délégués syndicaux, les représentants de section syndicale et les conseillers prud'homaux salariés.
Le statut protecteur s'applique pendant la durée du mandat et se prolonge après son expiration, selon des durées fixées par le code du travail. Un ancien élu peut donc encore relever du cerfa rupture conventionnelle salarié protégé CSE plusieurs mois après la fin de son mandat.
Pour les médecins du travail, l'article L1237-15 prévoit une particularité : l'autorisation de l'inspecteur du travail est précédée de l'avis du médecin inspecteur du travail.
Identifier le statut protecteur d'un salarié avant d'engager une rupture conventionnelle évite un vice de procédure qui invalide l'ensemble de la démarche.
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Lorsque le salarié concerné détient un mandat qui le requiert, l'avis du comité social et économique doit être recueilli avant la signature de la convention de rupture. Cette consultation porte sur le projet de rupture conventionnelle et donne lieu à un procès-verbal.
Inverser les étapes 2 et 3 — signer la convention avant de consulter le CSE — constitue une irrégularité susceptible de faire tomber la rupture.
Le cerfa n° 14599 comporte plusieurs rubriques dont le remplissage conditionne la recevabilité du dossier.
Le montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut être inférieur à l'indemnité légale de licenciement. Toute erreur sur ce calcul entraîne un refus de l'inspecteur du travail.
| Erreur fréquente | Conséquence |
|---|---|
| Utilisation du cerfa 14598 au lieu du 14599 | Dossier irrecevable |
| Dépôt sur TéléRC | Rejet : TéléRC est réservé aux salariés non protégés |
| Absence du PV de consultation du CSE | Dossier incomplet, instruction bloquée |
| Date de rupture antérieure à l'autorisation | Rupture nulle (L1237-15) |
Un dossier incomplet ou mal orienté retarde la procédure et expose l'employeur à un refus d'autorisation.
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La demande d'autorisation est adressée à l'inspecteur du travail après la signature de la convention et après l'expiration du délai de rétractation, à condition qu'aucune des parties ne se soit rétractée.
L'envoi s'effectue par courrier à la DREETS (direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités) compétente. Le délai d'instruction est fixé par le code du travail ; il convient de se reporter aux textes officiels pour connaître sa durée exacte.
L'article L1237-15 précise que la rupture du contrat ne peut intervenir que le lendemain du jour de l'autorisation. Toute rupture anticipée est nulle.
L'inspecteur du travail peut refuser l'autorisation s'il constate un vice du consentement, un non-respect des conditions légales ou un lien entre la rupture et l'exercice du mandat. En cas de refus, le contrat de travail se poursuit aux conditions antérieures.
Les conséquences d'un silence de l'administration dans le délai légal sont définies par le code du travail. L'employeur doit consulter les textes en vigueur ou un professionnel pour déterminer la portée exacte de ce silence.
La sécurisation de chaque étape — consultation du CSE, remplissage du cerfa, transmission au bon interlocuteur — conditionne la validité de la rupture conventionnelle d'un salarié protégé.
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Non. La plateforme TéléRC est réservée aux demandes d'homologation des salariés non protégés (cerfa 14598). Pour un salarié protégé, la demande d'autorisation est adressée directement à l'inspecteur du travail avec le cerfa 14599.
Le CSE doit être consulté avant la signature de la convention de rupture. Le procès-verbal de cette consultation fait partie des pièces obligatoires du dossier transmis à l'inspecteur du travail.
Le contrat de travail se poursuit normalement. L'employeur ne peut pas rompre le contrat sur la base de la convention signée. Un nouveau projet de rupture conventionnelle peut être engagé, mais la procédure doit reprendre intégralement.
L'article L1237-15 du code du travail prévoit que la rupture ne peut intervenir que le lendemain du jour de l'autorisation délivrée par l'inspecteur du travail. Toute rupture anticipée est nulle.
Oui. La protection se prolonge après la fin du mandat pendant une durée fixée par le code du travail. Il convient de vérifier le statut exact du salarié avant d'engager la procédure de rupture conventionnelle.
Article L1237-15 - Code du travail (rupture conventionnelle du salarié protégé) - Légifrance
L1237-15 - Code du travail numérique
La rupture conventionnelle du contrat de travail à durée indéterminée - Ministère du Travail
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