
Jullian Hoareau

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Existe-t-il une nouvelle loi sur le licenciement en CDI ?
Ce qui reste inchangé : motif réel et sérieux et procédure
Barème Macron et indemnités : l'état du droit en 2026
Abandon de poste et présomption de démission
Rupture conventionnelle : ce qui évolue pour l'employeur
Licenciement économique et inaptitude : points de vigilance 2026
Sécuriser un licenciement en CDI : méthode pour l'employeur
Non : en 2026, aucune nouvelle loi n'a modifié la procédure de licenciement en CDI. La recherche licenciement CDI nouvelle loi renvoie à des changements dispersés, adoptés à des dates différentes et portant sur des modes de rupture voisins.
Trois sujets alimentent cette confusion : la hausse du coût de la rupture conventionnelle par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026, la présomption de démission pour abandon de poste créée fin 2022, et les débats sur le barème d'indemnisation de 2017, dont l'application n'a pas changé.
Pour un DRH, l'enjeu consiste à distinguer le droit positif, c'est-à-dire les règles effectivement applicables, des annonces et des négociations en cours.
| Sujet | Situation en 2026 | Source |
|---|---|---|
| Procédure de licenciement en CDI | Inchangée | Code du travail |
| Barème d'indemnisation | Toujours applicable | Ordonnance de 2017, Cass. 11 mai 2022 |
| Abandon de poste | Présomption de démission | Loi du 21 décembre 2022, décret du 17 avril 2023 |
| Rupture conventionnelle | Contribution patronale portée à 40 % | LFSS 2026, article 15 |
| Négociation sur la rupture conventionnelle | Ouverte, sans calendrier ni contenu arrêté | Invitation faite aux partenaires sociaux |
Le licenciement d'un salarié en CDI exige toujours un motif réel et sérieux et le respect d'une procédure en plusieurs étapes. Un motif est réel lorsqu'il repose sur des faits objectifs et vérifiables ; il est sérieux lorsqu'il rend impossible la poursuite normale de la relation de travail.
La procédure suit un ordre que l'employeur ne peut pas inverser :
Les modèles de lettres et les calendriers de procédure conformes au droit antérieur restent donc valables. Modifier sa pratique sur la foi d'une réforme supposée créerait au contraire une irrégularité.
La rédaction de la lettre de licenciement conditionne l'issue d'un éventuel contentieux et justifie une relecture juridique avant envoi.
Faire relire une procédure de licenciement par un avocat en droit du travail
Le barème Macron s'applique toujours en 2026. Issu d'une ordonnance de 2017 et inscrit à l'article L1235-3 du Code du travail, il fixe un plancher et un plafond d'indemnisation lorsqu'un licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse, selon l'ancienneté du salarié et l'effectif de l'entreprise.
Contesté au regard des engagements internationaux de la France, il a été validé par la Cour de cassation le 11 mai 2022 : les juges ne peuvent pas l'écarter au cas par cas.
Le plafond ne s'applique toutefois pas lorsqu'un licenciement est jugé nul, par exemple pour discrimination, harcèlement ou violation d'une liberté fondamentale. Dans ces cas, l'exposition financière de l'employeur ne se mesure pas à partir du barème.
Depuis la loi du 21 décembre 2022, un salarié qui abandonne volontairement son poste peut être présumé démissionnaire. L'article L1237-1-1 du Code du travail permet à l'employeur de le mettre en demeure de justifier son absence et de reprendre le travail.
Un décret du 17 avril 2023 fixe à 15 jours le délai minimal accordé au salarié à compter de la mise en demeure. Faute de reprise du poste ou de motif légitime dans ce délai, il est présumé avoir démissionné.
L'employeur n'a donc plus à engager une procédure de licenciement, mais le salarié peut contester cette qualification devant le conseil de prud'hommes.
| Option | Initiative | Procédure | Point d'attention |
|---|---|---|---|
| Présomption de démission | Mise en demeure de l'employeur | Délai minimal de 15 jours | Vérifier l'absence de motif légitime |
| Licenciement pour faute | Décision de l'employeur | Entretien préalable et lettre motivée | Démontrer le caractère fautif de l'absence |
Le choix entre présomption de démission et licenciement dépend des faits et des justificatifs transmis par le salarié.
Sécuriser la gestion d'un abandon de poste avec un avocat
La rupture conventionnelle n'est pas le seul mode de rupture dont le coût a changé en 2026 : la mise à la retraite par l'employeur est aussi concernée. L'article 15 de la LFSS pour 2026, qui modifie l'article L137-12 du Code de la sécurité sociale, porte la contribution patronale spécifique de 30 % à 40 %.
Due par l'employeur sur l'indemnité versée au salarié, cette contribution augmente pour les ruptures conventionnelles et les mises à la retraite dont le terme est postérieur au 1er janvier 2026, selon le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS), rubrique Indemnité de rupture, § 1000.
| Indemnité versée | Contribution à 30 % (avant 2026) | Contribution à 40 % (2026) |
|---|---|---|
| 3 000 € | 900 € | 1 200 € |
La procédure de rupture conventionnelle reste inchangée. Les partenaires sociaux ont été invités à négocier sur ce mode de rupture, sans calendrier ni contenu arrêté : un employeur ne peut donc pas appliquer par anticipation une réforme dont les termes ne sont pas connus.
Aucune réforme du licenciement économique ou pour inaptitude n'est identifiée en 2026 : les règles du Code du travail en vigueur continuent de s'appliquer.
Le licenciement économique repose sur un motif non lié à la personne du salarié, comme des difficultés économiques ou une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité. L'employeur doit d'abord rechercher un reclassement, c'est-à-dire proposer au salarié les postes disponibles compatibles avec ses compétences. L'absence de recherche sérieuse prive le licenciement de cause réelle et sérieuse.
Le licenciement pour inaptitude suppose un avis du médecin du travail constatant que le salarié ne peut plus occuper son poste. L'employeur doit alors rechercher un reclassement, sauf dispense expresse de l'avis, et pouvoir démontrer les démarches accomplies.
Une obligation de reclassement mal documentée suffit à fragiliser un licenciement économique ou pour inaptitude.
Échanger avec un avocat en droit du travail
Face à la question licenciement CDI nouvelle loi, la sécurisation passe par la vérification des textes en vigueur plutôt que par la réaction aux annonces. Une méthode en 5 étapes réduit le risque prud'homal :
Pour une décision sensible, l'entreprise peut solliciter un avocat en droit social, interne ou externe. SWIM LEGAL, plateforme d'avocats d'affaires indépendants, permet d'obtenir ce type d'avis de manière ponctuelle.
Non, aucune loi de 2026 n'a refondu la procédure de licenciement en CDI. Le motif réel et sérieux, l'entretien préalable, la lettre motivée et le préavis restent régis par le Code du travail.
Oui, le barème issu de l'ordonnance de 2017 reste applicable et a été validé par la Cour de cassation le 11 mai 2022. Il ne s'applique pas lorsque le licenciement est jugé nul.
La contribution patronale spécifique passe de 30 % à 40 % de l'indemnité pour les ruptures dont le terme est postérieur au 1er janvier 2026. Sur une indemnité de 3 000 €, elle passe de 900 € à 1 200 €.
Le décret du 17 avril 2023 fixe un délai minimal de 15 jours à compter de la mise en demeure. Sans reprise du travail ni motif légitime dans ce délai, le salarié est présumé démissionnaire.
Les partenaires sociaux ont été invités à négocier sur ce sujet. Aucun calendrier ni contenu n'est arrêté à ce jour : les règles actuelles restent applicables.
Procédure de licenciement d'un salarié pour motif personnel - Code du travail numérique
Rupture conventionnelle (Articles L1237-11 à L1237-16 du Code du travail) - Légifrance
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