
Jullian Hoareau

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Contrat nommé et innommé : définition posée par l'article 1105
Quels contrats nommés l'entreprise utilise au quotidien ?
Contrats innommés : exemples courants dans la vie des affaires
Quel régime s'applique à un contrat innommé ?
Qualification par le juge : critères et risques de requalification
Sécuriser la rédaction d'un contrat sans cadre légal spécial
Licence, partenariat, prestation numérique : de nombreux contrats signés par un dirigeant n'entrent dans aucune catégorie prévue par la loi. Or la catégorie du contrat détermine les règles appliquées en cas de litige. Une erreur de qualification expose à des clauses inefficaces et à une requalification par le juge.
La notion de contrat nommé et innommé vient du code civil. Un contrat nommé est désigné par la loi et organisé par des règles spécifiques. Un contrat innommé est construit librement par les parties, sans régime légal dédié.
L'article 1105 du code civil soumet tous les contrats, nommés ou non, aux règles générales, sous réserve des règles particulières à certains contrats. Il est issu de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, dont le rapport au Président de la République explique l'articulation entre droit commun et droit spécial.
| Critère | Contrat nommé | Contrat innommé |
|---|---|---|
| Règles applicables | Règles générales et régime spécial | Règles générales et clauses |
| Règles impératives propres | Oui | Non |
| Exemples | Vente, bail, mandat | Licence de savoir-faire, sponsoring |
Identifier le régime applicable avant la signature permet de vérifier que chaque clause produira ses effets.
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Une entreprise conclut chaque semaine des contrats nommés, organisés par le code civil ou d'autres codes comme le code de commerce.
Certaines de leurs règles s'appliquent même si le contrat est muet, et certaines ne peuvent pas être écartées par une clause.
Les contrats innommés reposent sur la liberté contractuelle, soit le droit de choisir son cocontractant et le contenu du contrat, dans les limites de l'ordre public.
| Contrat innommé | Objet | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Licence de savoir-faire | Transmettre un know-how non breveté | Définir le savoir-faire transmis |
| Accord de confidentialité (NDA) | Protéger des informations échangées | Durée et périmètre des informations |
| Contrat de prestation SaaS | Accéder à un logiciel hébergé | Niveaux de service et réversibilité des données |
| Contrat de franchise | Réitérer un concept et une marque | Information précontractuelle imposée par le code de commerce |
Un contrat mixte combine plusieurs contrats nommés, comme le contrat d'hôtellerie : hébergement, restauration et dépôt des effets du client.
Un contrat innommé repose sur ses clauses : leur rédaction conditionne la protection de l'entreprise.
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Un contrat innommé est régi par les règles générales du code civil et par ses propres clauses. Ce droit commun des contrats couvre toute sa vie :
Le juge n'est pas lié par le nom donné au contrat : le code de procédure civile lui impose de restituer aux actes leur exacte qualification. Il examine :
La requalification attribue au contrat une autre nature : ses règles impératives s'appliquent alors, et les clauses contraires deviennent inefficaces. Trois cas reviennent souvent :
Le contenu réel d'un contrat, et non son intitulé, détermine les règles que le juge appliquera.
Faire relire vos contrats par un avocat d'affaires
Un contrat innommé doit contenir lui-même les règles que la loi ne fournit pas. Toute la différence entre contrat nommé et innommé tient là : ce que les parties n'écrivent pas relève du droit commun ou de l'appréciation du juge.
Un contrat nommé est désigné et organisé par la loi, un contrat innommé n'a pas de régime spécial. Les deux restent soumis aux règles générales du code civil, selon l'article 1105.
Oui, dès lors qu'il respecte les conditions générales de validité : consentement, capacité et contenu licite et certain. La liberté contractuelle permet de créer un contrat sans modèle légal, dans les limites de l'ordre public.
Non. Le juge qualifie le contrat d'après son contenu et ses conditions d'exécution. Un contrat intitulé « prestation de services » peut ainsi être requalifié en contrat de travail.
Les règles générales du code civil s'appliquent, par exemple pour les sanctions de l'inexécution. Le juge peut aussi s'inspirer des règles du contrat nommé le plus proche.
Un contrat mixte combine des prestations relevant de contrats différents. Le juge peut appliquer à chaque prestation les règles qui lui correspondent, ou retenir le régime de la prestation principale.
Article 1105 - Code civil - Légifrance
La réforme du droit des contrats spéciaux - Ministère de la Justice
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