
Jullian Hoareau

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Décret CEE d'octobre 2026 : ce qui entre en vigueur
Qui est concerné par la cession de CEE au 1er novembre ?
Le dossier de vérification du cédant exigé de l'acquéreur
Le formulaire réglementaire à joindre au contrat de cession
Contrats signés avant le 1er novembre : quel régime appliquer ?
Contrôles et sanctions encourus par cédants et acquéreurs
Adapter vos contrats de cession CEE avant l'échéance
À compter du 1er novembre 2026, l'acheteur dans une cession CEE doit documenter la fiabilité de son vendeur. Cette règle résulte du décret n° 2026-945 du 9 octobre 2026 et d'un arrêté du même jour, publiés au Journal officiel du 11 octobre 2026.
Les certificats d'économies d'énergie (CEE) attestent d'économies d'énergie réalisées, par exemple lors de travaux d'isolation. Les fournisseurs d'énergie soumis au dispositif, appelés obligés, doivent en détenir un volume défini ; ils peuvent les produire eux-mêmes ou les acheter à des tiers.
Le décret agit sur 3 points :
L'arrêté fixe la liste minimale des données, notations financières et indices servant à évaluer le risque de défaillance du cédant, ainsi que le formulaire type.
| Point | Ce que prévoit le texte | Statut |
|---|---|---|
| Vérification du cédant | Contenu défini par l'article R. 221-14-2 modifié et par l'arrêté | Précisé |
| Formulaire type | Daté, signé, joint au contrat de cession | Nouveau |
| Défaillance du délégué | Report des obligations sur le délégant | Nouveau |
| Sanction de l'acquéreur | Sanction pécuniaire de l'article L. 221-8 du code de l'énergie | Inchangé depuis la loi du 30 juin 2025 |
L'obligation pèse sur l'acquéreur, c'est-à-dire l'entreprise qui achète des certificats. Sont visés les obligés qui complètent leur volume par des achats, mais aussi les intermédiaires qui acquièrent des CEE pour les revendre.
Le cédant, qui vend les certificats, est concerné indirectement. En effet, l'acquéreur lui demandera les informations nécessaires au dossier ; une PME qui valorise les CEE issus de ses propres travaux doit donc anticiper ces demandes.
Une exemption partielle existe : l'évaluation du risque de défaillance n'est pas requise pour l'Anah (Agence nationale de l'habitat), les collectivités territoriales, leurs groupements et leurs établissements publics.
Identifier vos contrats d'achat et de vente de CEE permet de savoir lesquels relèvent du nouveau régime.
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Le dossier de vérification du cédant permet à l'acquéreur d'établir qui est son vendeur et s'il risque de faire défaut. Il repose sur 2 volets.
Ainsi, un fournisseur d'énergie qui achète des CEE à un intermédiaire créé récemment doit identifier les sociétés qui le contrôlent et confronter sa situation financière aux indicateurs de l'arrêté avant de signer.
Le formulaire type fixé par l'arrêté matérialise les vérifications de l'acquéreur. Il doit être daté, signé et joint au contrat de cession au plus tard à la date de l'ordre de transfert, c'est-à-dire l'instruction qui fait passer les certificats du compte du cédant à celui de l'acquéreur.
Par conséquent, la vérification doit être achevée avant le transfert, et non après.
| Étape de la cession | Exigence applicable |
|---|---|
| Négociation du contrat | Collecte des informations sur le contrôle et la situation financière du cédant |
| Signature à compter du 1er novembre 2026 | Nouveau régime applicable |
| Avant l'ordre de transfert | Formulaire type daté, signé et joint au contrat |
| Après le transfert | Exposition au contrôle de régularité et aux sanctions |
La préparation du formulaire type suppose de coordonner les équipes achats, finance et juridique.
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Selon les analyses publiées, le nouveau dossier s'applique aux certificats intégrés dans des contrats de cession conclus à compter du 1er novembre 2026. Un contrat signé avant cette date reste donc, en principe, hors de son champ.
Plusieurs situations restent toutefois à trancher :
Un contrat-cadre fixe les conditions générales d'une relation commerciale, que des commandes ultérieures appliquent. Dans ces cas, les dispositions transitoires du décret doivent être vérifiées avant de conclure qu'un contrat échappe au nouveau régime.
Le décret précise les modalités du contrôle de la régularité des demandes de CEE, c'est-à-dire la vérification par l'administration que les économies déclarées sont réelles et conformes. Les conséquences d'une irrégularité se répartissent entre plusieurs acteurs :
Pour l'acquéreur, le risque est donc double : la sanction pécuniaire le frappe directement, et l'annulation des certificats achetés lors d'une cession CEE le prive des volumes prévus pour remplir son obligation.
L'exposition aux sanctions dépend de la qualité des vérifications documentées avant chaque transfert.
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Les contrats de cession CEE conclus à compter du 1er novembre 2026 doivent intégrer les nouvelles exigences dès leur rédaction. Cinq clauses méritent une revue :
Ces clauses ne transfèrent pas la responsabilité réglementaire, car l'acquéreur reste tenu de ses propres vérifications. Elles organisent en revanche la répartition des conséquences financières entre les parties. Les directions juridiques peuvent s'appuyer sur des avocats d'affaires indépendants, par exemple via SWIM LEGAL, pour revoir ces modèles.
Il s'applique aux certificats intégrés dans des contrats de cession conclus à compter du 1er novembre 2026. Il résulte du décret n° 2026-945 et de l'arrêté du 9 octobre 2026, publiés au Journal officiel du 11 octobre 2026.
Il porte sur les liens capitalistiques entre acteurs, appréciés de préférence selon la notion de contrôle, et sur le risque de défaillance du cédant. Ce risque s'évalue à partir des données, notations financières et indices fixés par l'arrêté.
Le formulaire, daté et signé, est joint au contrat de cession au plus tard à la date de l'ordre de transfert des certificats. La vérification doit donc être terminée avant le transfert.
Partiellement. L'évaluation du risque de défaillance n'est pas requise pour l'Anah, les collectivités territoriales, leurs groupements et leurs établissements publics.
L'article L. 221-8 du code de l'énergie, issu de la loi du 30 juin 2025, prévoit une sanction pécuniaire en cas de vérification absente ou incomplète. Les sanctions administratives du dispositif CEE peuvent aussi conduire à l'annulation de certificats.
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Avocat au Barreau de Paris (Toque L086), fondateur de SWIM LEGAL
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